Friday Night Lights
Posté le 24 octobre 2009 par LoLa semaine prochaine commence aux États-Unis la quatrième saison de Friday Night Lights, la série hautement recommandable qui fait aimer le foot américain. Et le Texas. C’est pas rien.
Si vous avez suivi les trois premières saisons vous vous jetterez sur ces nouveaux épisodes. Et si vous avez le tort d’avoir raté les premières saisons, voici de quoi rattraper l’erreur avant de vous jeter sur la saison 4.
Friday Night Lights c’est avant toute chose un livre, sorti en 1990, retraçant le parcours réel et glorieux d’une équipe de football américain d’un lycée d’Odessa (Texas). Puis c’est un film réalisé par Peter Berg et Josh Pate, basé sur le livre, et sorti en 2004. C’est enfin et surtout une série télé entamée en octobre 2006 (avec aux commande le même Peter Berg du film) reprenant l’ambiance texane des livres et film, le nom de l’équipe de foot (Go Panthers !) et ouvrant grand les portes pour faire rentrer un tas d’éléments originaux et savoureux.
Une ambiance
La première chose qui frappe dans Friday Night Lights c’est l’ambiance bien particulière de la série, tangible dés le générique. La musique oscille entre le rythme frénétique d’une caisse claire et les nappes envoutantes de guitares, les images défilent comme ce paysage à la fenêtre d’une voiture au début, c’est hypnotisant, beau sans l’être vraiment. La réalisation de la série est nerveuse, type caméra à l’épaule, le grain de l’image est grossier, les décors sont ceux d’une ville en déshérence : Dillon. A Dillon il n’y a pas grand chose à faire, à part attendre un exploit de l’équipe de foot du lycée. Le ton est donné et l’aspect réaliste de cette série est d’ailleurs renforcé par un tournage au Texas même, en décors naturels, loin des studios.
Des personnages
On ne le dira jamais assez, une bonne série, c’est un bon personnage. Dans le cas de FNL c’est même un ensemble de bons personnages. Il y a d’abord les lycéens répartis en deux groupes : les footballeurs et les autres. Les footballeurs forment une équipe soudée à la vie à la mort, patriotes comme on sait l’être aux USA (”Texas forever!” est un gimmick de la première saison), stars de Dillon à la gloire éphémère… Ils le savent, à moins de réussir à faire carrière dans le football, ils se font là les souvenirs de toute une vie, de ceux qu’on trimballe partout et qui reviennent inlassablement rappeler que le plus beau est peut-être derrière soi.
Il y a Jason, l’étoile montante de la ville, dont la vie vole en éclat dés le début, Smash, la gloire rayonnante persuadée qu’il deviendra pro, Riggins, qui ne sait pas choisir entre le foot et l’alcool et Matt, le jeunot un peu perdu dans tout ça.
L’équipe est coachée par Eric Taylor, un entraineur qui doit faire face à la pression de toute une ville, à sa responsabilité envers les jeunes et à sa vie de famille.
Autour de ce noyau sportif gravitent entre autres la femme et la fille de coach Taylor, qui doivent supporter presque autant que lui la pression de son rôle d’entraineur ; Landry, le meilleur ami de Matt, un peu marginal, qui porte un regard cynique sur ce culte du football ; Lyla, la petite amie parfaite de Jason, cheftaine des cheerleaders ; et Tyra, persuadée qu’elle finira serveuse elle ne souhaite qu’une chose : quitter Dillon.
Évidemment au fil des saisons ces personnages complexes vont évoluer, voire leurs rêves s’évanouir, changer, s’éloigner, se rapprocher.
Le football
Friday Night Lights n’est pas une série sur le football américain, mais ce sport tient une place centrale dans la série, il en est le noyau. On peut pourtant regarder FNL même si on est peu intéressé par le sport en général : les matchs, les entrainements sont juste assez présents et réalisés de manière à intéresser tout le monde. Et puis surtout ce que cache ce sport, ce culte au football, à cette équipe de lycéens, ce sont des aspirations humaines : faire mieux, être encouragé, reconnu, avoir un but collectif, réussir individuellement, oublier le poids de la vie, défier le temps qui passe.
Friday Night Lights a ses défauts, c’est vrai, comme par exemple une intrigue complètement hors sujet dans la saison 2. On peut par exemple être choqué par l’aspect religieux très présent, un peu exotique pour nous mais tout à fait à sa place dans cette société texane enracinée dans ses valeurs. La réussite de cette série c’est justement de faire naitre de cette société étriquée des espoirs, des luttes, des drames, des joies, en un mot des émotions plus belles et grandes que le décor abimé de Dillon, Texas.














