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Posté le 21 février 2009 par Avalon
Non, non, ce blog ne va pas virer modasse, je n’en ai pas les moyens et d’autres font ça très bien, merci pour elles. Et je n’ai fait que 35 au greluche test 2009, donc ça va.
Il se trouve juste que je viens de recevoir un nouvel arrivant pour mon placard, et je me suis dit que je pourrais en parler ici, avec toujours, bien sûr, la ligne éditoriale de Cultur-ED en tête.
A quel moment les séries TV sont-elles devenues des catwalks super tendance de la mort ? Qui a fait d’un filet à provisions le it sac de la saison ? Quel est l’accessoire dont une héroïne du petit écran ne peut se passer ? Autant de questions qui n’auront pas de réponses ici, et c’est ça qui est beau.
D’aucuns pourraient penser que tout ça, c’est à cause de Sex and the City. C’est vrai que Roberto Cavalli et Manolo Blahnik peuvent remercier à genoux cette gourde de Carrie, elle a beau coup fait pour leur notoriété internationale.
Mais j’ai quand même envie de dire qu’on a vite oublié les Alexis Carrington, Krystle Carrington et autres Sue Ellen Ewing ! Eh oui, elles aussi étaient au top de la tendance, elles aussi ont été des modèles pour des milliers de femmes.
Qui n’a pas rêvé de ce brushing impeccable que Mesdames Carrington gardaient en toute circonstance, même durant les catfights ? Qui n’avait pas des étoiles dans les yeux à la vue de ces épaules superbement carénées de discrètes épaulettes ? Qui n’a pas envié Sue Ellen de son inaltérable élégance, verre en main ?
Alors oui, les greluches new yorkaises de SATC ou de Ugly Betty sont passées par là; oui, la jeunesse dorée branquignole aux soucis que tu pas pas comprendre toi qui es pauvre et habites dans une zone industrielle de The OC ou Gossip Girl a tout appris aux wannabe couvertures de Gala, mais il ne faut pas oublier les maîtresses de cet art qu’est la mode et nous devrions toutes et tous chanter leur gloire au moins une fois par jour.
Et d’ailleurs, je leur dédicace la nouvelle pièce de mon dressing, le sac dont j’ai toujours rêvé, un sac Chloé de la collection Bay.
 My precious
(photo laboutiquepetite)
(encore merci à qui se reconnaîtra)
Tags : Carrington, Chloé, Manolo Blahnik, Roberto Cavalli, Sex and the City, Sue Ellen | Catégories : Dossiers Séries, Séries UK |
Posté le 5 août 2008 par Willow

Outside the government, beyond the police (Indépendante du gouvernement, au-dessus de la police) . En quelques mots, le ton est donné pour cette série de Science Fiction lancée en 2006 par la BBC. Crée par Russel T. Davies (Queer as Folk [uk], Doctor Who) cette série mêlant science fiction, action et humour ravira tous les fans du genre.
Histoire
Spin off de Doctor Who (dont Torchwood est l’anagramme) la série est basée sur sa mythologie.
Ainsi, le héros que nous suivons n’est autre que Jack Harkness rencontré dans la saison 1 lors des épisodes The Empty Child/The Doctor Dances et qui a ensuite voyagé quelques temps avec le Doctor et Rose. Plusieurs interactions avec la série d’origine seront faites, que ce soit en dialogue ou en matière de guests.
Gwen: But those people, last night - the people in the car, who are they? What’s Torchwood?
Andy: I dunno. Special Ops?
Gwen: Yeah, but what does that mean?
Andy:I’ll bet you ten quid they’re DNA specialists. It’s all DNA these days. Like that CSI bullocks. CSI Cardiff, I’d like to see that. They’d be measuring the velocity of a kebab!
Gwen: Mais ces gens, la nuit dernière - les gens dans la voiture, qui sont-ils ? Qu’est-ce que Torchwood ?
Andy: Sais pas. Services Spéciaux ?
Gwen: Ouais, mais ça veut dire quoi ?
Andy: Je te parie 10 livres qu’ils sont spécialiste de l’ADN. Tout tourne autour de l’ADN ces derniers temps. Comme ces types des “Experts”. Les Experts Cardiff, j’aimerai voir ça. Ils mesureraient la vélocité d’un kébab !

L’Institut Torchwood a été créé en 1879 par la Reine Victoria après sa rencontre avec le Doctor et Rose (202 - Tooth and Claw) et est destiné à contrôler les activités extra-terrestres et à étudier les technologies aliens afin de protéger au mieux la planète Terre. Autonome, Torchwood est divisée en 4 sections, la section 3 située à Cardiff est celle où se déroule la série. Le quartier général, “the Hub” se situe dans la baie de Cardiff, sous la place Roald Dahl.
Son emplacement se justifie par la présence d’un “Time Rift”, une faille temporelle par laquelle peuvent voyager des aliens de tous les coins de l’Univers et du Temps. La fonction première de Torchwood 3 est donc de surveiller le Rift et tout ce qui pourrait en sortir. Il est intéressant de noter que c’est particulièrement par ce Rift que le Docteur recharge son TARDIS, ce qui n’est pas anodin.
Tout le monde connaît Torchwood, mais personne ne sais qui ils sont exactement.
Gwen : Excuse me, have you seen a blowfish driving a sports car?
[Old Woman points in the direction in which Torchwood are heading]
Gwen : [serious] Thank you. [driving away]
Old Woman : Bloody Torchwood.
Gwen : Excusez moi, avez-vous vu un poisson bulle conduire une voiture de sport ?
[La vieille dame pointe du doigt vers une direction]
Gwen : [sérieuse] Merci. [reprends la route]
Vieille dame : Foutu Torchwood.
L’équipe
Jack Harkness, leader de Torchwood 3, il dirige avec fermeté son équipe qui ne connaît presque rien de son passé mystérieux. Seul indice : une personne portant ce nom a disparu durant la Seconde Guerre Mondiale - mais ça ne peux être lui n’est ce pas ? Jack étant d’un futur très lointain (le 51è siècle pour les retardataires…). Mais pour une raison inconnue il a décidé de travailler pour Torchwood. Cœur et âme de l’équipe, Jack est pragmatique et pratique, si sacrifier une vie pour en sauver plusieurs est la seule option, il la prendra.
Jack est interprété par John Barrowman (Central Park West, Titans, Doctor Who)
Gwen Cooper est un officier de police et une petite amie dévouée jusqu’à ce qu’elle croise le chemin de Torchwood. Intriguée par ce qu’elle voit un soir d’enquête, elle prend contact avec Torchwood qui finalement l’engagera dans leur équipe. Passionnée, Gwen est la première (et parfois la seule) à voir le côté humain de leur travail, mais sera-t-elle capable de maintenir la stabilité de son couple en travaillant dans le monde de Torchwood ?
Gwen est interprétée par Eve Myles (Belonging, Doctor Who)
Owen Harper est le médecin et scientifique de Torchwood. Intelligent, il se croit au-dessus des règles et a une tendance à l’arrogance et à l’insolence, ce qui le conduit parfois à des confrontations avec le reste de l’équipe.
Owen est interprété par Burn Gorman (Bleak House).
Toshiko Sato est tout simplement un génie. Elle est spécialisée dans tout ce qui est technique et technologique. De son terminal à Torchwood elle peut effacer votre existence. L’amour qu’elle porte à son travail a de conséquences néfastes sur sa vie privée qu’elle s’attache à garder… privée.
Toshiko est interprétée par Naoko Mori (Absolutly Fabulous, Hot tub ranking, Doctor Who)
Ianto Jones, l’homme à tout-faire toujours très efficace, tient Torchwood avec calme et politesse, s’assurant que le reste de l’équipe a tout ce dont elle a besoin. Et n’oublions pas qu’il est classe en costume… Qui peut être si sobre tout le temps ?
Ianto est interprété par Gareth David-Lloyd.
Omnisexualité
Dès le premier épisode on peut remarquer que les barrières sexuelles sont au point 0, ici personne n’est ni hétéro ni gay. Les créateurs sont parti du principe que tout le monde est bisexuel. Jack se définit lui même comme “omnisexuel” avec cette phrase culte: “I’ll shagg everything with a postcode” (”Je sauterai tout ce qui a un code postal”).
Inutile de vous dire que cette série est une véritable fête au “fanservice” qui vous transformera rapidement en gamin/e de 15 ans gloussant devant son écran (non, je ne vise personne).
(l’équipe, parlant de Jack)
Gwen : I don’t know anything.
Owen : Not who he is, not where he’s from, not anything. Except… him being gay.
Gwen : No he’s not. Really, do you think?
Toshiko : Owen does, I don’t.
Ianto : And I don’t care.
Owen : Period military is not the dress code of a straight man.
Gwen : I think it suits him. Sort of classic.
Toshiko : Exactly ! I’ve watched him in action, he’ll shag anything if it’s gorgeous enough.
Gwen : Je ne sais rien.
Owen : Ni qui il est, ni d’où il vient, rien. A part… qu’il est gay.
Gwen : Non il ne l’est pas. Vraiment, tu crois ?
Toshiko : Owen le pense, pas moi.
Ianto : Et je m’en fous.
Owen : Le style militaire n’est pas celui d’un hétéro.
Gwen : Je pense que ça lui va bien. Une sorte de classique.
Toshiko : Exactement ! Je l’ai vu a l’action, il sauterai n’importe quoi si c’est assez beau.
A mon avis…
Cette série vaut vraiment le coup d’œil. A voir en VO, évidemment, ne serait-ce pour l’accent gallois de Gwen !
Avec une saison 1 qui se cherche mais qui a néanmoins de très bons épisodes (Smallworlds, They Keep Killing Suzie, Out of Time) Torchwood est une série très dynamique au niveau de l’action comme au niveau des dialogues souvent hauts en couleurs.
Les acteurs sont à la hauteur de leur personnages, qui au cours des deux saisons auront un ou deux épisodes consacrés,dévoilant leur personnalité profonde qui vous étonnera. Certains, comme Owen auront un développement vraiment particulier et surprenant, permettant de développer des sujets graves, comme la mort et le deuil.
Je préviens quand même que Torchwood n’est pas aussi bonne que Doctor Who et que si les relations homosexuelles et les dialogues salaces vous dérangent, il est préférable de passer votre chemin. Mise à part cela, Torchwood vous fera rire et pleurer, c’est un excellent divertissement que je conseille vivement.
Ianto : This is what I love about Torchwood - chasing the scum of the Universe by day, come midnight you’re the Wedding Fairy.
Ianto : C’est ce que j’aime avec Torchwood - chasser la pourriture de l’univers le jour, et à minuit tu es la fée du mariage.

Un grand merci à Morgy pour son aide et ses corrections
Tags : Doctor Who, Torchwood | Catégories : Séries UK |
Posté le 11 avril 2008 par Will et Morgy

23 novembre 1963, les spectateurs de la BBC voient débarquer sur leurs écrans noir et blanc un ovni. Ou plutôt une cabine de Police, avec à son bord un vieil homme : Le Docteur. Le TARDIS (pour Time and Relative Dimensions in Space) est une machine à voyager dans le temps et l’espace créée par les Seigneurs du Temps, un peuple extra-terrestre habitant sur la planète Gallifrey, dont fait partie le Docteur.
Record de longévité pour une série télévisée, Doctor Who aura 26 saisons d’affilée de 1963 à 1989. Une tentative de relancement sera faite en 1996, avec la diffusion d’un téléfilm au Royaume Uni et aux USA. Le succès retentissant dans son pays d’origine ne suffira pas à convaincre les producteurs. Le public américain n’a pas été charmé, et le projet retournera dans les placards de la BBC. Il faudra attendre 2003, pour qu’il soit mis entre les mains de Russel T. Davies (Queer as Folk UK), et le nouveau pilote diffusé en mars 2005. Le retour du Docteur, devenu une véritable légende chez les Britanniques, sera suivi par des millions de téléspectateurs, et son succès ne se dément pas.
Le Docteur est donc un Seigneur du Temps qui a eu le coup de foudre pour notre petite planète, raison pour laquelle la plupart de ses aventures se déroulent chez nous. Son espèce a la capacité hors du commun de se régénérer pour prévenir la mort. La personne se “réincarne” dans un autre corps, différent physiquement et aussi mentalement, mais gardant absolument tous les souvenirs des incarnations précédentes. Chaque Seigneur du Temps a la possibilité de se régénérer 12 fois, et ainsi d’avoir 13 corps différents. Ce détail a ainsi permis aux scénaristes de continuer la série pendant autant d’années et de légitimer le changement des acteurs. Le Docteur aujourd’hui en est à sa 10è incarnation.
La nouvelle série met en lumière une nouvelle information de taille pour le Docteur. Durant la dernière Guerre du Temps contre les Daleks, les ennemis mortels des Seigneurs du Temps, les deux camps ont été totalement anéantis. Le Docteur est donc le dernier de son espèce.
Le Docteur : Dans la première série, la neuvième incarnation du Docteur est interprété par Christopher Eccleston (28 jours plus tard, Heroes…)
Rose Tyler : Rose est une jeune femme qui vit chez sa mère, Jackie, à Londres. Employée d’un grand magasin, elle s’ennuie de cette vie qu’elle souhaiterait plus intéressante et riche en aventures. Son souhait sera réalisé lorsqu’elle rencontrera le Doctor qui la sauvera des Autons, des mannequins animés grands ennemis du Docteur. Elle accepte ensuite de le suivre et de voyager avec lui à bord du TARDIS. Pétillante, drôle et courageuse, Rose est interprètée par Billie Piper (Secret Diary of a Call girl)
Jackie Tyler : Mère de Rose, elle fait partie intégrante de la série (2 premières saisons). Comme chaque mère qui se respecte, elle a énormément de mal à laisser partir sa fille unique mais se fait peu à peu à la situation. Son caractère de grande gueule peut agacer au début mais devient vite attachant tant le personnage a grand coeur. Très bon ressort comique, Jackie est interprétée par Camille Coduri.
Mickey Smith : Petit ami de Rose il se verra “abandonné” par cette dernière lorsqu’elle suivra le Doctor. Même si Rose revient toujours à lui lorsqu’elle fait escale à Londres, Mickey se rend vite compte qu’il la perdra. Second rôle peu intéressant au début, Mickey se révèlera plus tard d’un grand courage et prendra une plus grande importance dans la mythologie. Il est interprété par Noel Clarke.
Jack Harkness : Jack n’est pas un personnage récurrent mais il a une personnalité telle qu’il a eu droit à sa série… Il apparaît pour la première fois dans l’épisode en 2 partie “The Empty Child” et réapparaitra dans plusieurs épisodes. Nous n’en dirons pas plus, Jack, interprété par John Barrowman (Titans) est un personnage particulier, drôle, séducteur et casse-cou… Tout un programme.
Pourquoi j’aime Doctor Who (par Will)
Je pensais que répondre à la question serait facile… Mais non en fait. Surtout que c’est bien la première fois que j’écris quelque chose de “sérieux”.
Morgana m’avait dit et répété “Regarde Doctor Who, tu vas aimer…” et un jour, n’ayant rien à regarder, je décide donc de visionner le 1er épisode “Rose”.
En effet, elle ne m’avait pas menti sur le côté kitsch de la série. Mais voilà le kitsch, j’aime. Après tout on ne grandit pas avec Cosmos 1999 pour rien ! Donc je fais la connaissance de Rose, de sa mère Jackie, de son boyfriend Mickey et enfin du Doctor. The Doctor. J’ai enchaîné sur le 2ième épisode qui n’avait pas grand chose de kitsh, se déroulant dans un futur très lointain, sur un vaisseau, pour assister à la fin de la planète Terre. Le 3ième épisode m’a fait peur (je suis une petite nature, j’avoue) et les 4ième et 5ième, avec un retour au kitsch m’ont fait rire.
C’est cela Doctor Who, des épisodes, qui avec un kitsch totalement assumé sont d’une grande qualité, on passe du rire aux larmes, on se délecte des dialogues et de l’accent anglais. Le Doctor, interprété par Christopher Eccleston puis par David Tennant (si si, il y a une bonne raison au changement) est un personnage intéressant, une espèce de Geek au grand cœur, qui s’émerveille des mondes qui l’entourent avec une morale et des règles de conduites toutes aussi importantes que son sens de la folie et son goût du risque.
Bien sûr, The Doctor a ses ennemis, en particulier les Daleks, espèce très dangereuse qui a pour loisir de rayer les planètes de l’univers et qui ressemble à un mélange de boite de conserve et de R2D2, mais en plus moche. C’est là tout le charme de la série…De bons effets spéciaux et du kitsch soigné.
Les personnages secondaires sont aussi importants que le Doctor offrant une panoplie d’histoires qui nous font réfléchir sur l’humanité, visitent les parties de l’histoire (qui n’a pas rêvé de rencontrer William Shakespeare ? oui, ok, moi) et parfois dépeignent un avenir pas si brillant qui pourrait être celui de nos enfants.
Rose, interprétée par Billie Piper, est particulièrement attachante, plus forte et intelligente qu’on pouvait le penser (le syndrome Buffy ?).
A noter aussi dès la saison 1 la naissance d’un personnage plus que charismatique, Captain Jack Harkness (John Barrowman), qui aura son propre spin-off, Torchwood.
Les auteurs ont aussi réussi à mettre en scène et à expliquer rapidement la mythologie de la série, qui existe depuis 1963, aux spectateurs néophytes. Ainsi le passé du Doctor nous est rapidement expliqué et les indices sont distillés le long des épisodes. Cela permet aussi d’introduire et de suivre des personnages secondaires dans différents épisodes.
La série est comme toutes les série, inégale. Elle contient des épisodes cultes comme des moins bons, mais elle a le mérite de me coller un large sourire quand je pense au Doctor et m’a transformée en véritable fangirl. Dans mon souvenir, ça ne m’était pas arrivé depuis Buffy/Angel. Voilà toutes les raisons pour lesquelles j’aime Doctor Who.

Une bonne raison d’aimer Doctor Who !
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Posté le 8 mars 2008 par Avalon

The Secret Diary of a Call Girl est l’adaptation du livre Belle de Jour : the intimate adventures of a London call girl et d’interviews d’escort girls. Belle de Jour raconte l’histoire d’une prostituée haut de gamme, vivant et travaillant de nos jours à Londres.
La série a été initalement développée par Channel 4 mais c’est ITV qui a repris le projet, et les 8 épisodes ont été diffusés à l’automne 2007 sur ITV2. Une saison 2 et d’ores et déjà en préparation et la saison 1 est sortie en DVD zone 2 UK.
L’auteur de Belle de jour reste encore inconnue à ce jour, et pour nous, Belle aura les traits de Billie Piper (Doctor Who). Bien loin de son image de Rose, Billie endosse avec classe les habits de cette prostituée à la double vie. Pour ses clients, elle est Belle, 26 ans, prend 300 livres sterling de l’heure aux hommes qui veulent passer du temps avec elle, que ce soit pour un dîner, une soirée au théâtre ou une escapade à la campagne. Mais la plupart du temps, elle offre contre cet argent du sexe. Elle aime son travail, elle met un point d’honneur à découvrir ce que son client veut vraiment et à satisfaire ce désir. Elle a fait un choix et elle en est satisfaite. Aux yeux de son employeur, de son “agent” (Cherie Lunghi), elle est un bon élément, parfois un peu trop rebelle et indépendante à son goût cependant.
Le reste du temps, elle est Hannah, secrétaire juridique, un poste à responsabilité qui la fait travailler à des heures indues, au grand dam de sa famille. Hannah à une vie totalement séparée de celle de Belle, même son meilleur ami Ben (Iddo Golberg) ne sait rien de ses activités nocturnes. La leçon la plus importante que nous fait partager Hannah, c’est que pour pouvoir faire ce travail et garder son équilibre, elle doit garder les 2 pans de sa vie séparés. Et cette règle de vie ne sera pas toujours facile à suivre…
Malgré un sujet a priori dangereux, Secret Diary of a Call Girl ne tombe jamais dans le vulgaire ou la provocation gratuite. Tout n’est que légèreté et libertinage, sans caricature. La forme adoptée avec la voix off d’Hannah pour nous raconter sa vie permet une véritable implication du spectateur, on se sent privilégié de pouvoir pénétrer dans ce milieu mystérieux et attirant des callgirls de luxe. Les (nombreuses) scènes de sexe ne sont nullement là pour remplir un quota m’as-tu-vu du “regardez, nous on fait une série qui montre du sexe et on n’a pas peur” mais servent l’histoire. Le format de 25 mn est court, certes, et parfois on survole un peu trop les personnages, il reste comme une frustration de ne pas être allé au fond des choses, mais l’action est centrée autour de son héroïne, et Billie Piper porte la série sur ses épaules; si au dernier épisode on ressent un petit je ne sais quoi d’inachevé, ce format est assez habilement utilisé.
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