Il n’y avait pour l’instant aucun article traitant d’une série d’animation, genre qui compte pourtant sans doute autant de bons éléments que le live. Si l’on laisse de côté les séries destinées à un public enfantin, c’est au Japon qu’on trouve la plus grande part de ces séries. Comme dans tout genre artistique, beaucoup ne font que suivre le courant sans apporter grand chose de nouveau et même si elles peuvent faire passer un bon moment, on les oublie bien vite mais certaines sortent du lot. Celle qui nous intéressera dans cet article est à mon sens l’une d’entre elles :
Les 12 Royaumes
(titre original : Juuni Kokki, The Twelve Kingdoms)
Il s’agit d’une série japonaise de 45 épisodes produite par le Studio Pierrot en 2002 et éditée en France par Kazé. Une série d’OAV faisant suite à la série télé est également disponible chez Kazé mais son prix risque malheureusement d’en dissuader plus d’un (non que la série télé soit donnée cela dit mais là c’est encore bien pire)…
L’histoire
L’histoire débute au Japon où Yoko Nakajima, une lycéenne timide et effacée, reçoit la visite d’un dénommé Keiki. Celui-ci lui annonce qu’elle doit devenir la reine d’un royaume inconnu nommé Kei et la presse d’accepter son allégence. C’est à ce moment là qu’il sont attaqués par un oiseau géant qui commence à ravager le lycée. L’oiseau est finalement vaincu mais d’autres approchent. Yuko accepte alors la demande de Keiki qui les transportent, elle et ses deux amis Yuka Sugimoto et Ikuya Asano dans un monde parallèle où se situe le royaume de Kei.
Le monde
Ce monde est composé de 12 royaumes. Chacun d’entre eux est gouverné par un roi ou une reine nommé par le Ciel par l’intermédiaire de son Taiho. Le Taiho et son roi sont immortels dans le sens où ils ne vieillissent pas et peuvent gouverner des siècles durant, ils peuvent cependant être tués lors d’un combat. Le Taiho est lié à son roi et s’il peut le conseiller, il ne peut lui désobéir. De plus, si le roi s’égare et agit mal envers son peuple, le Taiho tombe malade et finit par mourir.
Le monde des douze royaumes et un monde médiéval proche de la mythologie chinoise. La violence y est très présente, en particulier dans les royaumes ayant perdu leur roi où les démons sont nombreux et où les conditions climatiques se dégradent progressivement. En effet, le roi est le garant de la stabilité de son royaume, qui ne peut prospérer sans un roi légitime désigné par le Ciel.
Ce monde a encore de nombreuses spécificités mais je vous laisse les découvrir par vous même lors de votre visionnage de la série.
Ce qui m’a plu dans cette série
Si cette série m’a beaucoup plu, ce n’est pas par ses qualités graphiques (c’est un peu inégal même si ça reste tout à fait correct) mais par la qualité de son scénario et de ses personnages, ainsi que par la cohérence du monde des douze Royaumes qui est à la fois très différent et finalement relativement semblable au nôtre. L’univers est plutôt original tout en restant crédible et on constate une certaine réflexion, une cohérence que n’ont pas tous les univers de séries ou de romans fantastiques. Ce monde obéit à ses règles spécifiques et étranges mais sans partir dans l’excès. Le scénario est adulte et ne laisse que peu de place à l’humour.
Ne vous attendez pas à un Shonen comme Naruto, Dragon Ball, Bleach ou encore One Piece, on en est loin. L’intrigue démarre assez lentement et le monde des douze royaumes y est dévoilé petit à petit à mesure que Yoko le découvre et en assimile les spécificités. S’il y a des combats, ils ne constituent pas le centre de l’histoire qui est plutôt laissé aux dialogues et aux personnages dont la psychologie et assez travaillée et évite de trop tomber dans la caricature.
Voilà, voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir cette série fort sympathique et qui fait un peu plus réfléchir que la moyenne 