Green Day, on va dire que c’est moyennement ma tasse de thé. C’était fun dans les années 90, mais c’est le genre de musique que j’ai totalement lâché une fois le lycée quitté (avec Blink, Sum41 et tous leurs comparses). Écouter une ou deux chansons par ci par là, ca ramène un peu de nostalgie, mais un album entier, je finis inexorablement par zapper vers autre chose. Quand ils ont retrouvé leur succès avec American Idiot, j’avais refait un essai, encouragé par une vidéo de live (de la chanson titre) qui dépotait sévère. Mais la version album m’avait paru très fade, j’avais donc relégué le dossier au fond de la corbeille sans jamais plus m’intéresser à ce groupe.
Mais jeudi soir, mon boss me propose des places gratuites en tribune présidentielle. Je ne sais pas dire non à ce genre d’occasions. Et puis je devais en avoir le cœur net et vérifier par moi même : Green Day, c’est réellement génial en live, ou alors ils ont une excellente équipe de montage ?

Eux-mêmes se posent la question !

Eux-mêmes se posent la question !

Comme je suis une jeune femme appliquée, j’ai décidé de faire mes devoirs, et je suis allée chercher la setlist de leur dernier concert pour au moins avoir une idée des choses que j’allais entendre ce soir. Je n’aurais pas du tout le temps d’apprendre les chansons, mais au moins je me remets le son dans l’oreille. La setlist est assez impressionnante, avec quand même 30 chansons (dont deux séquences de reprises de standards du rock), mais certaines font deux minutes, donc on prévoit un concert de deux heures. J’ai confirmation de deux choses :

  • leurs albums ne sont pas du tout pour moi. J’ai mis environ 4 heures à écouter toute la setlist, j’ai fait des pauses, j’ai changé de groupes, je me suis regardé de nouveau “The Pandorica Opens”… Dans sa grande majorité, je n’adhère vraiment pas à leur son, sauf à quelques chansons (qui pour la plupart sont des slows/balades). Ca manque un peu de grain à mon goût (au niveau sonore j’entends, je ne parle pas des paroles, je n’ai pas du tout eu l’occasion de me pencher dessus).
  • je connais en fait 5 chansons de la setlist, (en comptant Holiday et American Idiot) et pour 3 d’entre elles, je n’avais absolument aucune idée qu’elles étaient d’eux.

Au passage, j’apprends que la première partie sera interprétée par Paramore, groupe que j’ai déjà eu la joie d’entendre il y a 3 ans en première partie d’Evanescence. J’avais assisté à leur set complètement ébahie. Le son était exécrable, on ne comprenait même pas la langue dans laquelle ils chantaient, et ils passaient leur temps à gesticuler et sauter partout. L’expérience avait été drôle, mais je n’avais pas spécialement envie de les revoir un jour. Autant Green Day ont des chansons sympathiques dans le lot, autant Paramore, je suis totalement hermétique à leur musique, probablement parce que j’ai fini le lycée il y a un bout de temps… J’apprends aussi qu’à Dublin (le dernier concert sus-cité), c’était Joan Jett qui avait assuré la première partie. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux…

Des grands rebelles. Ils font du rock très subversif !

Des grands rebelles. Ils font du rock vraiment subversif !

Comme prévu, Paramore a été un long moment de désintérêt total. Je n’ai pas vu grande différence entre leur show au Zenith et celui-ci, son mal réglé, chansons sans trop d’intérêt, groupe qui s’est enquillé un pack de Redbull chacun avant de monter sur scène. Si on peut leur donner un point positif, c’est qu’ils sont à fond dans leur performance, ils y mettent beaucoup d’énergie, et la chanteuse fait tout pour motiver le public, mais elle n’a toujours pas compris que raconter des tartines en anglais à un public français ne sert à rien, la majorité ne pige pas 1 mot sur 2…

Quant à Green Day… Et bien s’ils ne me compteront sans doute jamais dans leurs groupies, ils ont par contre de grandes chances de me revoir dans leur public, et probablement dans la fosse. La Tribune Présidentielle c’est très classe, on entre par une entrée spéciale avec une hôtesse très aimable, on est bien placé à l’ombre (et cet après-midi c’était un bonheur de ne pas cuire comme la moitié du Stade y a eu le droit), on a des sièges qui ne sont pas en plastiques, mais par contre c’est zéro au niveau de l’ambiance. Parce que la plupart des gens sont des invités qui sont venus en touristes, mais surtout parce que la moitié des sièges sont vides. Et je sais que le ridicule ne tue pas, mais je n’ai pas réussi à me mettre assez en condition pour me mettre à sauter sur place, à crier et à lever les bras, pas quand on est juste une poignée de gens à être intéressés par le show. Pourtant j’ai hurlé et chanté comme une folle pour Kasabian l’autre jour au Stade de France, alors qu’on était 5 dans notre coin à connaître les chansons, et à s’intéresser aux mecs sur scène. Mais j’aime Kasabian alors que je ne connais pas les paroles de Green Day. Ca a du beaucoup jouer aussi. Alors j’ai passé le concert à beaucoup applaudir, à taper en rythme avec la batterie, à chanter les 5 chansons que je connaissais, et les quelques unes dont j’avais miraculeusement enregistré les paroles le matin même.

Mais à part ça le concert a été monumental. La vidéo d’American Idiot n’avait pas menti, et surtout elle n’avait pas montré un dixième de la vérité. Ce que le groupe n’a pas dans ses chansons, il le remplace par une interaction totale avec le public. On fait monter des fans sur scène pour chanter avec eux, pour les prendre en photo, et pas qu’une seule fois ! Ca a été le cas 4 fois, dont un emo à la tête impayable quand Billie Joe (le chanteur) lui a dit qu’il pouvait se lancer de la scène dans le public, un gamin de 10 ans très impressionné d’être soudain l’attention de 30000 personnes, et surtout une fille transformée en star d’un soir. Visiblement, il est de coutume pour le groupe de faire chanter “Longview” par un fan, sur les écrans on a vu une dizaine de panneaux “je connais les paroles de Longview”, “je veux chanter Longview”, “choisis moi”. En gros, ils choisissent quelqu’un dans le public, lui file le micro et ils jouent seulement la musique (et aident s’il y a des trous de mémoires). Sauf que là, la fille a tenu le public pendant toute la chanson, comme si elle était vraiment du groupe, courant partout sur scène, sur l’avant-scène, sautant, se roulant au sol, encourageant le public à se déchaîner… À la sortie du concert, j’ai entendu des groupies l’insulter en disant qu’elle se l’était bien jouée, mais je dois dire que tout ce que j’ai eu pour cette fille en la voyant, c’est de l’admiration totale. Parce qu’oser monter sur scène avec son groupe favori pour chanter, c’est un rêve qu’on a tous fait, mais que peu seraient capable de faire sans passer pour des quiches ou juste être capable de balbutier, et encore plus quand il s’agit d’un stade où le nombre de spectateurs est démesuré. Mais surtout cette fille, elle chantait mal, la plupart de ses notes étaient fausses, mais elle s’en foutait, elle a été une rockstar pendant 5 minutes et elle l’a vécu à fond. Mais le plus drôle c’est que les membres du groupes ont été sciés par sa performance, sur les écrans géants on les voyait partagés entre l’hilarité et le respect. Et quand la chanson s’est finie, Billie Joe lui a sauté dessus pour l’embrasser et lui dire qu’elle était la meilleure chanteuse qu’ils aient jamais eu. Il lui a baragouiné des trucs à l’oreille, elle ne savait plus trop où se mettre, vu que tout le stade l’acclamait, et soudain comme si tout ça n’avait pas été assez pour faire de ce moment le meilleur de sa vie, il a ôté sa bandoulière et lui a tendu sa guitare en lui disant “tu l’as bien méritée”. J’ai cru une seconde qu’elle allait éclater en sanglot quand c’est arrivé. Elle est restée bloquée avec la foule qui hurlait, il lui a fait signe de la prendre, ce qu’elle a fini par faire, un peu perdue. Finalement, des membres du staff l’ont emmenée en coulisse au lieu de la faire redescendre directement dans le public.



Longview - La qualité n’est pas des meilleures, mais c’est celle qui montrait le mieux la fille.

Durant tout le concert, Billie Joe a tout fait pour communiquer avec le public, nous demandant sans arrêt de faire des “Eh Oh” (ils les aiment ceux là), de chanter, parlant à la foule au milieu des chansons, s’amusant à courir avec des drapeaux français, attrapant des objets que les fans lui tendaient pour les utiliser (un diadème, des énormes lunettes vertes, des écharpes, des drapeaux…). Il a eu un gros moment d’émotion quand la foule s’est mise à chanter Boulevard of Broken Dreams à sa place. Un joli moment. En autres petits moments sympathiques, il y a eu le lancé de Tshirts vers la foule, à coup de fusils à air comprimé, les deux grandes parties hommages, où ils nous ont fait des medleys de Highway to Hell, Satisfaction, Paint it Black, Hey Jude et encore d’autres. Et puis surtout le grand moment de délire intense sur “King for a Day” qui de 4 minutes est passé à une chanson de 15 minutes, où ils sont venus déguisés, nous ont fait un carnaval de solos de guitare, batterie, saxophone, ont échangés leurs places, et j’en passe.



Boulevard of Broken Dreams - Une marée de spaghettis vivants

Et finalement, même leur musique en live est bien meilleure. Ils donnent tellement d’énergie dans leur performance que la musique gagne en couleur et en texture. Le rythme est meilleur, et on trouve enfin le côté brut qui manque vraiment sur leurs albums et qui me donne envie de zapper au bout de quelques morceaux. Les chansons sont étendues, ponctuées de tous ces petits moments sus-cités qui les rendent bien plus agréables et surtout leur donne de la personnalité.

Le concert se clôt sur trois chansons en acoustique, toutes les trois des balades. Billie Joe sur l’avant-scène, le reste du groupe a déjà salué et est parti (ils reviennent un peu sur “Wake me up when September Ends”). C’est inhabituel pour ce genre de concert de clore sur un moment aussi calme, et je pense que c’est du à la longueur des jours. La nuit n’est tombée que durant les rappels, et ce genre de moment a toute son ampleur seulement dans le noir. Mais finalement, ça a plutôt bien fonctionné, le public s’était déchaîné juste avant, et d’un coup on avait juste un chanteur, avec sa guitare classique, trois belles chansons, et malgré le fait qu’on soit 30000 personnes, c’est soudain devenu étrangement intimiste.



When it’s time et Wake me up when September ends - Billie Joe nous chante la sérénade

De cette soirée, j’en garderai le souvenir d’un groupe qui partage vraiment le moment avec son public. Et alors que je ne connaissais pas les chansons, et que l’ambiance n’était pas de folie dans le carré VIP, je ne me suis pas ennuyée une minute, et j’assisterai de nouveau à un de leurs concerts avec grande joie.

Set-List :
1. Song of the Century
2. 21st Century Breakdown
3. Know Your Enemy
4. East Jesus Nowhere
5. Holiday
6. The Static Age
7. Give Me Novacaine
8. Are We The Waiting
9. St. Jimmy
10. Boulevard of Broken Dreams
11. Nice Guys Finish Last
12. Geek Stink Breath
13. Hitchin’ A Ride
14. Welcome To Paradise
15. When I Come Around
16. Iron Man/Sweet Child of Mine/Highway to Hell
17. Brain Stew
18. Jaded
19. Longview
20. Basket
21. She
22. King For A Day
23. Shout
24. Teenage Kicks/Hey Jude/(I Can’t Get No) Satisfaction
25. 21 Guns
26. Minority

Premier Rappel
27. American Idiot
28. Jesus of Suburbia

Second Rappel
29. When It’s Time
30. Wake Me Up When September Ends
31. Good Riddance (Time of your Life)

Je ne suis pas propriétaire des vidéos. Elles appartiennent à Bruce7506 et à ElPresiBof.

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Avec 2 chansons que même en rêve je n’aurais jamais osé imaginer Jeanne les interpréter (oui, ce n’est pas français ce que j’écris parfois) (merci au passage à ces inconnus qui me permettent d’illustrer ma joie en images), mais ce 28 mai au Bataclan, my dreams came true :


Womanizer devenue Homme à Femmes en français pour cause de fâcherie avec l’accent anglais ça pète juste ce qu’il faut, Jeanne s’essouffle un peu mais elle ne fait pas de play back la pauvrette



Bad Romance chantée par Jeanne,  petit cloud9 me voici ! Je me love et je suis bien :tourni:

(Je laisse le soin aux esprits chagrins de critiquer en long en large et en travers ces 2 reprises, et tout le reste)

Un très bon concert, une fois de plus, plus maîtrisé qu’en mars, en même temps, il est rôdé maintenant. J’ai trouvé Jeanne plus sûre d’elle-même, plus ouverte au public, échangeant plus avec nous, comme à son “ancienne” habitude. La preuve, une personne du public a réclamé à cor et à cris Quand on est très amoureux et après quelques réticences “Mais euh ça fait longtemps que je l’ai pas travaillée euh” elle a eu la gentillesse de nous la chanter. J’étais aux anges. Placée côté piano plutôt qu’au milieu cette fois-ci, j’ai plus apprécié finalement. Car malgré tout, malgré son virage gros son, c’est toujours côté piano qu’il y a le plus d’action…

Autre chouette cadeau, la présence de Benjamin Biolay sur Brandt Rhapsody. Bon, Benjamin B., je suis pas spécialement fan, je connais assez mal et ce que je connais ne m’emporte pas, mais j’adore la chanson et le voir sur scène aux côtés de Jeanne m’a comblée.

Voilà donc un concert qui m’a fait bien plaisir, merci Jeanne :smile:

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Vu des airs - Hors-Série

Posté le 1 avril 2010 par Lo

Tous les moyens sont bons pour faire écouter des chansons dans les séries télé. On retrouve le classique concert, ou le karaoké, ou bien le discman, ou même, plus original, la transe médiumnique.
De temps en temps, les séries font aussi une pause dans leur narration, et nous servent des clips, histoire de rythmer un peu un épisode, ou même de promouvoir un artiste.

Dans Breaking Bad,

c’est le groupe “Los Cuates de Sinaloa” qui est mis en avant par le clip de “Negro y Azul”, au début de l’épisode 7 en saison 2. Los Cuates de Sinaloa, opère dans le genre très populaire au nord du Mexique du narcocorrido. Pour faire simple, le corrido, c’est une musique traditionnelle mexicaine, et le narcocorrido, un corrido tout à la gloire de trafiquants de drogue. Pour en savoir plus n’hésitez pas à lire l’article paru dans le premier numéro de XXI, “Narcoballades. Ils font chanter les rois des cartels“, c’est passionnant.

Modern Family,

la nouvelle série d’ABC, nous a quant à elle présenté un jeune auteur-compositeur-interprète, Dylan, plutôt tourné vers la pop. Le clip apparaissant dans l’épisode 4 illustre sa première chanson “In the Moonlight (Do me)” dans le pur style de la chanson romantico-rock. Le jeune chanteur est à découvrir dans la vidéo suivante où il vous livre quelques éléments créateurs de sa musique, c’est passionnant.

Enfin,

comment conclure un article sur les clips dans les séries télé autrement qu’en évoquant la jeune prodige canadienne des 90’s Robin Sparkles. C’est la série How I Met Your Mother qui a redécouvert cette artiste et l’a fait connaitre à un large public, dans l’épisode “Slap Bet” de la deuxième saison. Quand son premier hit “Let’s go to the mall” déferle sur le Canada en mai 1993, c’est toute une génération qui trouve ses préoccupations et ses aspirations portées par la jeune chanteuse. Et ça, c’est passionnant.

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Intermède Rafraîchissement

Posté le 19 mars 2010 par Avalon

C’est bientôt le printemps, Hugh a une nouvelle coupe, il fait de la publicité dansante, ça méritait bien un billet


Merci à mes amis lapins qui se reconnaîtront  :wink:

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Jeanne Cherhal - Bataclan 9 mars 2010

Posté le 10 mars 2010 par Avalon

Jeanne Cherhal et moi, c’est une longue histoire. J’y ai très longtemps été réfractaire, me gaussant un peu de cette artiste dite de la “nouvelle scène française”. Ca me faisait un peu marrer la meuf qui chante au piano les trucs du quotidien. Moi j’écoute pas spécialement les paroles des chansons (les mauvaises langues diront que oh la honte tu te gausses de Jeanne mais tu aimes Mylène Farmer, et je leur répondrai à ces mauvaises langues, crotte :o ) Je suis plus emportée par une musique, un air ou une mélodie que par des paroles, donc j’écoute surtout des artistes anglophones, qui n’ont pas forcément les lyrics les plus intelligents, mais l’anglais, c’est une langue faite pour la musique, c’est mélodieux, ça coule tout seul, et l’avantage, c’est que même quand on parle anglais, on peut se déconnecter de la compréhension du texte. En français, c’est pas le cas et moi ça me déconcentre les paroles des chansons en fait.

Tout ça pour dire que, pour arriver à Jeanne Cherhal, je suis passée par la case Vincent Delerm et Benabar et aussi  par la case vidéo de son concert à la Cigale en 2004 et que ça a été une révélation. J’ai vu une brindille s’énerver sur un piano comme jamais et hurler des paroles qui faisaient sens ma foi, dans un joli français et avec beaucoup d’humour. J’ai tout de suite adhéré. Je n’écoute plus Vincent Delerm ni Benabar, mais je suis toujours folle de ma petite Jeanne.

Et elle me le rend rend bien ! Son dernier album Charade, sorti le 8 mars dans les bacs est tout à la fois du typique Jeanne et complétement différent. Différent du précédent L’Eau, qui lui-même était différent des précédents et marquait déjà le changement. Aussi n’ai-je pas été étonnée de la voir affublée telle une Lady Gaga intimiste en short en latex et haut transparent lors d’un concert privé à Paris et sa tenue d’hier soir ne m’a pas plus choquée non plus : robe à paillettes ultra courte et boxer à l’avenant. Elle a bien grandit depuis ses premiers concerts et même ses premiers albums . Elle est passée des longues nattes au cheveux ultra courts tout en gardant un style d’éternelle étudiante et si ses cheveux ont repoussé, c’est à une femme qu’on a affaire maintenant, une femme qui expose son corps, qui le fait bouger et qui semble à l’aise avec ce qu’elle est, pour le plus grand plaisir du spectateur (et pas seulement le plaisir des yeux, messieurs qui les ont gardé dans sa culotte pendant 2h hier…).

Plaisir de voir une artiste qui s’est affirmée, qui assume un choix musical carrément rock, avec quelques intermèdes piano-voix, parce que quand même, c’est aussi pour ça qu’on l’aime, mais hier soir, le spectacle a peut-être dérouté les plus “traditionalistes” de ses fans. Accompagnée de musiciens qui déchirent grave comme on dit, La Secte Humaine (que vous avez pu voir avec Katerine et que vous connaissez sûrement si vous êtes fans de The Little Rabbits/French Cowboys), on était bien loin de cette “nouvelle scène française” tant moquée depuis quelques années. Jeanne saute, Jeanne court, Jeanne danse, elle habite la scène comme on n’aurait jamais pu l’imaginer. Ceci dit, elle est toujours aussi choupette quand elle introduit une chanson ou retire ses bottes pour plus de liberté grâce au tire-bottes hérité de sa grand-mère. Jeanne, elle en fout plein les yeux, mais à taille humaine. Et ce tout dernier rappel où elle revient sur scène en peignoir pour une dernière toute petite chanson, Je voudrais dormir, ça fait chavirer mon coeur. Ces larmes aussi qu’elle retient juste avant de partir, c’est preuve que même si elle assume cette nouvelle Jeanne, elle avait peur de l’accueil de son public, et je la comprends, parce que c’est un sacré virage ce concert, les chansons familières revisitées à la sauce rock, ça a dû en suprendre plus d’un et je comprendrais les fans de la première heure, les fans du piano voix qui n’aurait pas aimé cette prestation. D’où l’intérêt d’avoir des goûts éclectiques et d’être ouvert au changement. J’ai adoré ce concert, j’ai adoré voir Jeanne comme ça, j’ai même parfois pensé à Catherine Ringer en la voyant s’exciter comme ça, et c’est un compliment évidemment !

Prochaine date parisienne : le 28 mai. J’y serai :smile:

Je n’ai que 2 photos, pas de la meilleure qualité, mais il suffit de se souvenir pour avoir des images du concert. Et en bonus, une tracklist chèrement gagnée :p (merci à la jeune fille, technicienne, qui a gentiment accédé à notre demande et qui nous l’a remise)

Oui, on est un petit devant la scène

Oui, on est un petit peu devant la scène

Une séance piano-voix

Une séance piano-voix

Belle tracklist s'il en est

Belle tracklist s'il en est

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