Les Orphelins de Huang Shi

Posté le 28 juin 2008 par Mya

L’histoire

Affiche du film1937. Les troupes japonaises ont pris la ville de Nankin. George Hogg, un jeune journaliste anglais, se rend en Chine dans l’espoir d’obtenir un laisser-passer pour la ville occupée. Fait prisonnier pour avoir vu, et surtout photographié des choses qu’il n’aurait pas dû voir, puis blessé au cours d’un bombardement, il se retrouve bloqué en Chine, dans un orphelinat abritant près d’une soixantaine d’enfants. Venu chercher la vérité pour son article, il y trouve une nouvelle mission : celle de protéger et de prendre soin de ces enfants orphelins. À l’aide d’une infirmière américaine et d’un chef de partisans chinois, il les guidera sur plus d’un millier de kilomètres, des sommets enneigés aux déserts, pour atteindre un village où les enfants pourront enfin vivre en sécurité.

Fiche technique

Affiche du film

Date de sortie : 11 Juin 2008
Réalisateur : Roger Spottiswoode
Acteur principaux : Jonathan Rhys-Meyers, Michelle Yeoh, Chow Yun-Fat, Radha Mitchell, Guang Li, Naihan Yang
Genre : Historique, Drame
Durée : 2h 03min.
Année de production : 2007
Titre original : The Children of Huang Shi
Coproduction australienne-chinoise-allemande.
Site officiel

Contexte historique

Bombardement près de NankinLe récit se déroule durant la 2ème guerre sino-japonaise, appelée également « Guerre anti-japonaise » ou encore « Guerre de résistance ». Le conflit débute le 18 septembre 1931, lorsque les troupes japonaises envahissent le Sud de la Mandchourie après la destruction d’une voie ferrée japonaise, dont les chinois sont accusés. L’incident, appelé incident de Mukden, marque le début de l’expansionnisme japonais. Le 7 juillet 1937, l’incident du pont Marco Polo marque le début des « Huits années de resistance » lorsque l’armée japonaise, effectuant ses entrainements près de Wanping, à 16km à l’ouest de Pékin, remarque la disparition d’un de ses soldats et en accuse la Chine. L’armée japonaise demande alors à procéder à la fouille des maisons, ce qui lui est refusé. Ce refus est alors pris comme prétexte par l’armée japonaise pour appeler des renforts et marcher sur Pékin. Le 28 juillet 1937, le Japon entre en guerre contre la Chine et Pékin tombe aux mains des japonais le 7 août 1937. Le conflit se poursuivra avec la 2ème guerre mondiale jusqu’au 15 août 1945.

L’histoire débute juste après le massacre de Nankin, encore appelé « Viol de Nankin ». Le 13 décembre 1937, l’armée japonaise pénètre dans la ville de Nankin, alors abandonnée par les troupes chinoises. Les soldats chinois encore présents et les civils sont capturés et massacrés par les troupes japonaises. Le massacre dure 6 semaines durant lesquelles 150 000 à 300 000 chinois trouvent la mort.

Un mot du réalisateur

Roger Spottiswoode (réalisateur)

From the moment I read the screenplay about George Hogg in China [...], I knew it was a story that I wanted to tell. Eight years followed as the script was developed and the cast and Chinese crew assembled. We spent six extraordinary months exploring China to find locations and then late in 2006 we started filming. At the same time we were finding many of the ‘children’ whom Hogg had rescued. They all remember him with profound love and devotion and seem to recall so much about the man who saved them all those years ago.

Roger Spottiswoode, director

A partir du moment où j’ai lu l’histoire de George Hogg en Chine [...], j’ai su que c’était une histoire que je voulais raconter. Huit ans ont été nécessaires à l’écriture du script, à la constitution du casting et de l’équipe chinoise. Nous avons passé six mois extraordinaires à explorer la Chine pour trouver les décors et finalement, en 2006, on a pu commencé à filmer. Nous avons pu retrouver beaucoup des « enfants » que George Hogg a secourus ; ils se rappellent tous de lui avec un amour profond et une grande dévotion et se souviennent de beaucoup de choses à propos de l’homme qui leur a sauvé la vie à tous ils y a plusieurs années.

Roger Spottiswoode, réalisateur.

Mon avis…

J’ai lu beaucoup de mauvaises critiques sur ce film et j’en ai été très étonnée. Personnellement, j’ai trouvé ce film magnifique. On accroche dès le début à cette histoire à la fois dramatique et terriblement pleine de vie. Beaucoup reprochent à Roger Spottiswoode d’avoir échouer à nous faire ressentir au travers de son film les émotions qu’il a dit avoir ressenties à la lecture de l’histoire de George Hogg ; je dis que ceux-là ne sont pas très sensibles ou n’ont pas été réceptifs.

Affiche du filmLes acteurs, la musique et l’histoire en elle-même nous plongent au cœur de la guerre, mais pas sur le front, bien que l’on y vive quelques bombardements. Avec George Hogg, on découvre un autre aspect de cette guerre, celui des civils et en particulier des enfants. Ce que j’ai beaucoup aimé en particulier c’est que Roger Spottiswoode a su montrer la guerre, avec ses exécutions, ses bombes, ses soldats sans tomber dans le gore comme c’est généralement le cas des films traitant ce genre de sujet ; nul besoin de montrer un gros plan d’un bras amputé pissant le sang pour nous faire comprendre l’horreur des combats.

Les rôles des enfants, orphelins presque livrés à eux-même avant l’arrivée de George Hogg, sont interprétés par de jeunes acteurs Chinois qui réussissent à nous émouvoir et à gagner notre affection quasiment tout de suite. Le point central du film est bien sûr la relation qui se construit entre George Hogg et ces enfants abandonnés. Elle débute difficilement, pas facile d’apprivoiser des enfants blessés intérieurement par les événements ; mais assez vite, un lien se crée avec l’un des enfant, puis un autre et encore un autre et l’on sent les enfants l’accepter comme si nous y étions.

À côté, nous avons l’histoire d’amour nécessaire pour toucher un large publique. D’après ce que j’ai lu, il ne me semble pas que le personnage de Lee Pearson, infirmière en Chine depuis 5 ans, ait réellement existé, mais je dirais que cette présence féminine amène une certaine fraicheur sans prendre le pas sur l’histoire. Certes le film aurait pu se passer de cet ajout, mais il ne me semble pas dénaturer l’histoire.

Pour conclure, si vous avez peur d’aller voir un film dramatique et de ressortir plutôt triste ou déprimé, n’hésitez pas, ce ne sera pas le cas, le film laisse une impression positive à la fin ;)

Voilà, j’espère que je vous ai donné envie d’aller voir le film et que vous ne serez pas déçus ;)

Le Sondage du Mardi : Parce qu’Indy…

Posté le 20 mai 2008 par Avalon

Vous avez donc été touchés par la grâce scientologique… Mais c’est vous qui le dites, alors je ne vous contrarierai pas, ils sont partout, je ne voudrais pas les mettre en colère (et je ne dirai donc pas que Miami Vice a bien déchiré sa race au niveau de l’adaptation, et non, ce ne sont pas mes hormones qui parlent et de toute façon je n’ai rien dit).

On a dit quelque part à la création de l’Univers cultur-ED que nous ne suivrions pas forcément l’actualité ciné ou série, parce que nous souhaitons parler de ce que nous voulons quand nous le voulons car nous le valons… pardon, je m’égare. Bref.

Mais cette semaine je vais déroger quelque peu à ce principe qui n’en est pas un mais un peu, parce que cette semaine, c’est le rêve de tout aventurier en herbe qui se réalise, c’est les prières dans tous les temples qui ont été entendues, c’est une croisade qui touche à sa fin… Indiana Jones revient.

tintintintiiiin tintintin tintintintiiiin tintintin tin tin

Qui n’a pas rêvé d’entendre un jour à nouveau cet hymne dans une salle obscure qui illustrerait les aventures inédites du plus meilleur archéologue de le monde? Qui, hein, qui ?!!!

Personnellement, je suis aux anges, je n’ai pas mon ticket pour mercredi mais c’est tout comme (sauf que j’irai jeudi, mais ça c’est une autre histoire). Bref.

Pour résumer, mercredi 21 mai 2008 sort le nouvel opus d’Indiana Jones, sobrement intitulé :

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

C’est beau, hein ? *écrase une petite larme*

Pour se préparer à cet evénement, un petit retour en arrière s’imposait, alors révisez vos dvds et dites-moi quel est votre Indy préféré et votre Indy girl préférée :

- le modèle classique, qui a fait ses preuves et dont on ne se lasse pas des

Aventuriers de l’Arche Perdue

- le modèle un peu plus sombre mais qui a du charme aussi

d’Indiana Jones et le Temple Maudit

- le modéle qui amène la belle-famille au dîner

d’Indiana Jones et la Dernière Croisade

- le modèle qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui te met ko à n’importe quel jeu à boire, la belle et brune Marion Ravenwood

- le modèle qui est un vrai moulin à paroles, superficiel mais finalement attachant, la blonde et bavarde Willie Scott

- le modèle venu du froid, glaciale et à la loyauté incertaine mais, qui sait ? la sculpturale et germanique Elsa Schneider

Quel est votre Indy préféré ?
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Quelle est votre Indy girl préférée ?
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Xena écrase donc tous ses concurrents, c’était à prévoir, un Chakram ça a quand même plus de gueule qu’un bête pieu ou pire, un flingue !!

Mais trêve de discussions, ça fait longtemps que nous n’avons pas parlé ici de cinéma (on le fera plus sérieusement, je le promets !), et nous avons là l’occasion de mélanger nos deux passions : on aime les séries, on aime le ciné, mais avouons-le, mélanger les deux n’est pas toujours une très très bonne idée…

Je le sais, nombre d’entre vous ont déjà pleuré de désespoir en regardant sa série culte adaptée en un film affligeant de nullité, mais d’autres ont trépigné de joie en retrouvant, sinon les acteurs, à tout le moins l’atmosphère de la série, sur un grand écran, avec un son qui déchire et 300 fans en folie autour !

C’est pourquoi je vais vous demander, en ce mardi ensoleillé :

L’adaptation qui mérite la palme, c’est laquelle ?

- la testostérone incarnée, Miami Vice

- la girly attitude, Charlie’s angels

- la french touch, Absolument Fabuleux

- la scientology touch, Mission : Impossible

- Comment se faire un nom dans le ciné ou, Scooby-doo

Le micro est à vous, exprimez-vous !!

Votre adaptation préférée, parce qu'elle déchire ou parce qu'elle est minable, c'est laquelle ?
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