Vu des airs #8.3

Posté le 28 décembre 2009 par Lo

Pour terminer en beauté ce petit mode d’emploi du karaoké à l’usage des accros aux séries, passons à l’ultime étape, celle qu’on oublie trop facilement :

Troisième étape : éviter le dérapage.

Le premier saut est passé, la deuxième chanson vous a apporté le succès, la soirée a avancé, les verres se sont remplis… Arrive alors un moment délicat : le moment d’euphorie où tout est possible, où les émotions remontent trop vite. Attention à bien manœuvrer ce moment, il s’agit de ne pas tomber dans le ridicule, et de continuer sur une bonne lancée.

Exemple illustratif de l’étape n°3 (!! SPOILER GILMORE GIRLS SAISON 7!!)


Dans le vingtième épisode de la saison 7 Lorelai fête comme il se doit le diplôme de Rory, et emportée par sa bonne humeur habituelle et quelques verres bien remplis, elle se lance dans une interprétation tout à fait personnelle de “I will always love you“.
Notez ici la voix un peu hésitante, la gestuelle parodique, et même le lancement de Lorelai promettant un moment embarrassant à sa fille. Ajoutez à ça l’arrivée de Luke et pendant quelques secondes, voire même plus, on frôle la catastrophe… Mais non, Lorelai maitrise ses émotions, (mieux que sa voix), et évite le crash pour nous donner au final un joli moment. C’est beau.

Quant au choix de la chanson, il passe au début juste pour un peu ringard, mais change complètement de sens quand arrive Luke. Lorelai lui adresse ainsi un message, celui qu’ils ont tellement de mal à faire passer en parlant.

I will always love you, gros tube dans années 90 pour Whitney Houston qui l’a interprété dans Bodyguard est avant tout une chanson de Dolly Parton sortie en 1974. La version de Lorelai est d’ailleurs selon Rory d’influence Partonienne plutôt qu’Houstonienne.
Dolly Parton est une figure emblématique de la country, chanteuse et compositrice connue entre autres pour sa chanson Jolene, supplication désespérée à une jolie femme qui pourrait lui prendre son mari.

Retenez donc bien tous ces exemples, n’ayez pas peur de vous lancer, lâchez les chevaux, et évitez la sortie de route en maitrisant vos émotions. Et comme Lorelai, vous pourrez ainsi profiter de ce moment pour régler quelques comptes ou pourquoi pas déclarer votre flamme.

  • Print this article!
  • Turn this article into a PDF!
  • E-mail this story to a friend!
  • Facebook
  • Twitter
  • Digg
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
  • del.icio.us
  • BlogMemes Fr
  • Netvibes

Vu des airs #8.2

Posté le 23 décembre 2009 par Lo

Bon, après avoir abordé la première confrontation au karaoké, passons aux choses sérieuses !

Deuxième étape : se lâcher

Une fois le plus dur passé, que la peur du vide est partie, le chanteur amateur peut enfin lâcher les chevaux, se laisser aller et faire son show. Choisir à ce moment là une chanson en décalage avec son image est toujours du meilleur effet, il s’agit ici de bluffer son monde, de faire tomber les mâchoires.

Exemple illustratif de l’étape n° 2 :


Voila l’exemple du passage parfait au karaoké : jolie voix, choix de chanson décalé mais pertinent, et même accessoirisation avec ce joli costume de Mère Noël. C’est dans l’épisode 8 de la saison 3 qu’Ally répond au défi de Renée d’apparaitre plus sexy qu’elle en chantant une chanson de Noël. Défi réussi pour Ally qui pour une fois vole la vedette aux stars de la scène Renée et Elaine.

Santa Baby est chantée en 1953 par Eartha Kitt, actrice et chanteuse américaine, connue aussi pour ses rôles à Broadway (elle a par exemple gagné un Tony Award pour son rôle dans Timbuktu!). On lui doit entre autres la popularisation de la chanson “C’est si bon” en 1954.
Les paroles de la chanson déroulent une lettre au Père Noël plutôt originale et très intéressée : “Papa Noël chéri, apporte moi un duplex, et des chèques signés de ton “X”". La dernière supplique colle parfaitement à ally, éternelle célibataire en quête d’amour : il s’agit d’une bague à passer à son doigt…

Au passage, Calista Flockha, qui joue donc Ally, est créditée comme interprète pour cette chanson  sur l’album de Noël de la série. J’en déduis que c’est aussi elle qu’on entend dans l’épisode…

Alors lâchez-vous et il n’est pas trop tard pour demander au Père Noël ce qui vous ferait vraiment plaisir…

JOYEUX NOËL !!

  • Print this article!
  • Turn this article into a PDF!
  • E-mail this story to a friend!
  • Facebook
  • Twitter
  • Digg
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
  • del.icio.us
  • BlogMemes Fr
  • Netvibes

Vu des airs #8.1

Posté le 21 décembre 2009 par Lo

En cette période festive, célébrons ensemble un grand ami des séries télé : le karaoké. J’en ai déjà parlé ici, et il est grand temps d’en faire un petit mode d’emploi histoire d’être fin prêts pour les divers réveillons de fin d’année.

Première étape : se lancer

Très délicat moment que celui de la première fois où l’on chante en public. Et je ne sais pas chanter, et tout le monde va me regarder, et ils vont se moquer, et j’aurai l’air stupide… Oui, tout cela est vrai, donc autant y aller franco. Premier réflexe : choisir la bonne chanson, celle qui vous colle au corps, dans laquelle vous êtes à l’aise, qui vous ressemble un peu ; bref, qui vous donne l’air naturel.

Exemple illustratif de l’étape 1 :


Hum, Angel, le grand ténébreux, a donc choisi “Mandy” de Barry Manilow. Notez l’embarras du chanteur, autant que des spectateurs à l’écoute de cette bluette légèrement dépassée. Pour sa défense, Angel a été obligé de chanter pour profiter du pouvoir de Lorne. Ça n’excuse pas le choix de cette abominable scie pour sa première fois.

Quant à Barry Manilow, que retenir de lui mis à part le fait qu’il est américain, que Mandy apparait sur son deuxième album sorti en 1976 et qu’il trouve avec cette chanson son premier numéro 1 aux charts US. Ce sous Burt Bacharach a aussi commis quelques autres chansons telles “Can’t Smile without you”, “Copacabana” (au passage, deuxième exemple illustratif de cette première étape où la peur du ridicule doit s’effacer : Rachel Green au mariage de Barry et Mindy, ouch.) ou “Could it be Magic”, jolie inspiration due au prélude n°20 de Chopin ( jolie surtout quand elle n’est pas reprise par Alliage dans sa version française “Le Temps qui court”).

Entrainez-vous donc avec ce premier exemple, Mandy de Barry Manilow, sauvée des eaux de la ringardise par un vampire.

  • Print this article!
  • Turn this article into a PDF!
  • E-mail this story to a friend!
  • Facebook
  • Twitter
  • Digg
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
  • del.icio.us
  • BlogMemes Fr
  • Netvibes
Cultur-ED | Moteur de site : WordPress | Design adapté d'un thème de Mukkamu | Serveur hébergé par OVH
Articles (RSS) et Commentaires (RSS)