Vu des airs #4.2
Posté le 4 août 2008 par LoDans l’épisode précédent Hurley retrouvait donc son discman et sa compil’ “feu de bois, feu de joie” pour île déserte. Il permettait donc au réalisateur de l’épisode Tabula Rasa (1×03) une conclusion musicale assez classique, mais toujours efficace. Les créateurs de Lost n’ayant peur d’aucune redite, trois épisodes plus tard le même procédé était donc utilisé. La scène se passe donc à la fin de House of the rising sun, sixième épisode de la première saison. Le titre est d’ailleurs celui d’une chanson traditionnelle célèbre, reprise entre autres par les Animals, Joan Baez et aussi Johnny Hallyday en français, excusez du peu, titre permettant un jeu de mot subtil annonçant un épisode centré sur le passé de Sun. Le jeu de mot est moins subtil s’il fait confondre le Japon, “empire du soleil levant”, avec la Corée. Et encore moins subtil si on pense comme certains que les paroles de House of the rising sun font référence à une maison close plutôt qu’à une prison.
Bref, trêve de pinaillerie, la scène se passe en fin de journée, le feu de bois crépite dans le nouveau repère d’une partie des naufragés : une grotte formant meilleur abri que la plage originelle. Tout l’épisode ayant tourné autour de ce nouvel enjeu, (c’est à dire faut-il rester à découvert sur la plage ou suivre Jack dans la grotte, à côté de l’eau potable, au risque de perdre l’occasion d’être repéré par un navire passant près de l’île), Hurley choisit donc d’écouter en toute innocence Are you sure de la légende vivante de la country,Willie Nelson.
Agé de 75 ans aujourd’hui, Nelson est une icône de la culture américaine, ayant pris part au mouvement “outlaw country” à partir des années 50 avec Johnny Cash entre autres, revendiquant et jouant une musique en phase avec l’ambiance révolutionnaire d’alors, refusant un lissage propret de leurs sons, voix et propos.
La mélodie, la guitare, le chant low tempo sont propices au repos bien mérité, mais le plus important ici réside encore une fois dans les paroles expliquant aux spectateurs inattentifs le dilemme du jour :
Look around you, the lonely faces that you see, are you sure this is where you want to be ? (Regarde autour de toi, tu vois les visages solitaires, es-tu sûr de vouloir être ici ?).
Fallait-il vraiment quitter la plage ? L’avenir nous le dira. Peut-être.
Comme la chanson est bien faite, le deuxième couplet en rajoute une couche :
These are your friends, but are they real friends ? (Voilà tes amis, mais sont-ils vraiment des amis ?).
Ces gens là, avec leurs mystères personnels, leurs secrets inavouables seront-ils amis ou ennemis au fil des épisodes à suivre ? L’avenir etc…
Une conclusion musicale en forme de transition, ça commence à sentir le réchauffé, c’est vrai, mais profitez en pour écouter cette voix, cette chanson… Fermez les yeux, deux minutes…
Cet article a été publié le Lundi 4 août 2008 à 13:37 par Lo et est classé dans Musique. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.
2 commentaires
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5 août 2008 à 12:57
Intéressant comme toujours

Et je connaissais pas du tout le terme de “outlaw country”
9 août 2008 à 21:41
Intéressant cette façon de relier la musique aux situations de l’épi. Et sans doute plus facile à capter quand on maîtrise bien l’anglais.