Vu des airs #1
Posté le 15 juin 2008 par LoDans ces billets vus des airs, il sera question de chansons, de celles qui hantent les séries, et les marquent parfois d’un fer tellement rouge que dans nos mémoires la trace reste indélébile.
Allez, avouons le, c’est surtout un bon prétexte : retrouver, découvrir, écouter des chansons, et se remémorer quelques moments épiques de nos séries aimées…
Alors pour commencer : un classique, de ceux qui ont posé les bases de la culture série, qui ont bercé les premières passions télé, le grandiose, magnifique, tendre et drôle Code quantum (Quantum Leap). Vous l’aurez compris, voila une série qui mérite un billet plus long, pour l’ensemble de son oeuvre, voire un billet par épisode, mais la chanson du jour on la trouve dans “How The Tess Was Won” (Le Défi est lancé), épisode 4 de la première saison.

Alerte spoiler : niveau 1 disons (l’article parle de la fin de l’épisode, sans conséquence sur l’ensemble de la série, c’est un détail, mais mieux vaut prévenir ! )
L’épisode dans son ensemble ne crève aucun plafond, reste gentiment convenu pour la série. Il voit Sam débarquer au Texas dans la peau d’un vétérinaire de campagne qui doit gagner le coeur de l’héritière garçon manqué du gros ranch de la région (Riata, que c’est joli, très couleur local). Arrivera-t-il à la faire succomber, ou sera-t-il battu par son rival le beau cowboy aux beau chapeau et belles bottes ? Seulement voila, l’histoire principale cache en fait la raison d’être de l’épisode, la trame essentielle : celle du cochon et du type à lunette. Le type à lunette, on ne sait pas qui c’est, et Sam mettra tout l’épisode à trouver enfin son nom. Il l’appelle d’abord “Pard” (”P’tit” en français, le nom du chien en fait…), puis le mystère du type à lunette devient un leitmotiv pendant les 45 minutes, on va l’entendre dans la bouche de Tess… Mais non, le tonnerre l’en empêche…

Le type à lunette gratte une guitare au début, une chanson à propos de Thad, un bouc (”Thad and me, Thad and me, all he does is chew and chew“), qui aurait du nous mettre la puce à l’oreille. Et puis il y a ce cochon (Sam est vétérinaire, rappelez vous), que Sam appellera Piggy, fil rouge de l’épisode lui aussi, et très important pour la fin puisqu’il permet à notre leaper d’accomplir sa mission et de sauter vers d’autres aventures.
Et c’est là qu’on apprend que Sam Beckett est à l’origine d’un des plus gros tubes du rock and roll pour avoir soufflé à Buddy Holly, (mais oui, ces lunettes, bon sang mais c’est bien sûr !) le Peggy Sue de la chanson… (Piggy Souie en fait au début, c’est sa façon d’appeler le cochon, assez intraduisible, et c’est aussi un cri de ralliement d’une université de l’Arkansas, le saviez-vous ?). Tout ça, pour ça, et oui.
Pour ça, et c’est important. Buddy Holly a été un des grands du rock and roll, à la carrière assez météorite : signé en 1956 chez Decca (oui donc, en août 56, date du saut de Sam, il n’était pas garçon de ferme au Texas, mais passons) et mort dans le célèbre accident d’avion de 1959 en compagnie entre autre de Richie “La Bamba” Valens. Né au Texas en 1939, il portait des lunettes qui lui donnait un petit côté geek bien différent des autres stars du moment (Elvis bien sûr, mais aussi Bill Haley et ses comètes pour ne citer qu’eux).Les lunettes et le Texas, les seuls détails “véridiques” de l’épisode de Code Quantum. Pour le reste, Peggy Sue n’était pas un cochon, non non, mais bien la petite amie du batteur de Buddy, et la chanson qui porte son nom, sortie en 1957 sera à sa meilleure place troisième du top Billboard. Né Buddy Holley, le chanteur a grandi dans une famille de musiciens, et a joué très vite de la musique. Influencé comme tout le monde par le bluegrass dans son Texas natal, il a bifurqué comme une grande partie de la jeunesse d’alors vers le rock and roll, le vrai, le beau, celui des années 1956… Son style à lui est assez doux (pensez à Everyday, face B de Peggy Sue et chanson présente dans Big Fish de Tim Burton), moins sensuel que le bel Elvis, moins rugueux que le sombre Gene Vincent. Sa chanson numéro un reste That’ll be the day, gros hit de l’histoire du rock and roll.
Voilà comment cet épisode de Code Quantum brouille gentiment les pistes en faisant passer l’histoire principale pour la secondaire. Ou le contraire. En tout on trouve ici ce qui fait (entre autres) le charme de la série : la légèreté et l’humour.
D’autres chansons parsemment évidemment cette série qui a beaucoup joué sur ce support pour évoquer les époques traversées par Sam, pour créer des ambiances tout de suite identifiables pour le spectateur. Mais ça, c’est une autre histoire…
Cet article a été publié le Dimanche 15 juin 2008 à 10:53 par Lo et est classé dans Musique. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.
6 commentaires
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15 juin 2008 à 10:59
Cool, une nouvelle rubrique qui parle de musique


En tout cas c’est bien foutu et si j’avais pas déjà vu l’épisode en question ça m’aurait donné envie de le regarder
J’espère que cette rubrique sera régulière
(C’est bon là, ça fait pas trop lèche-cul ? :irony:)
15 juin 2008 à 12:33
Oh ! Lo’ qui nous parle de musique… et de Code Quantum
je dis merci, j’attend le #2 
15 juin 2008 à 13:56
Tres intéressant et j’espere lire un numéro 2 aussi
17 juin 2008 à 11:05
Merci merci ! Le #2 devrait suivre en fin de semaine…
17 juin 2008 à 11:42
Cool
(commentaire inutile du jour
)
17 juin 2008 à 13:24
Quelle chouette rubrique que voilà !