Jeanne Cherhal - Bataclan 9 mars 2010

Posté le 10 mars 2010 par Avalon

Jeanne Cherhal et moi, c’est une longue histoire. J’y ai très longtemps été réfractaire, me gaussant un peu de cette artiste dite de la “nouvelle scène française”. Ca me faisait un peu marrer la meuf qui chante au piano les trucs du quotidien. Moi j’écoute pas spécialement les paroles des chansons (les mauvaises langues diront que oh la honte tu te gausses de Jeanne mais tu aimes Mylène Farmer, et je leur répondrai à ces mauvaises langues, crotte :o ) Je suis plus emportée par une musique, un air ou une mélodie que par des paroles, donc j’écoute surtout des artistes anglophones, qui n’ont pas forcément les lyrics les plus intelligents, mais l’anglais, c’est une langue faite pour la musique, c’est mélodieux, ça coule tout seul, et l’avantage, c’est que même quand on parle anglais, on peut se déconnecter de la compréhension du texte. En français, c’est pas le cas et moi ça me déconcentre les paroles des chansons en fait.

Tout ça pour dire que, pour arriver à Jeanne Cherhal, je suis passée par la case Vincent Delerm et Benabar et aussi  par la case vidéo de son concert à la Cigale en 2004 et que ça a été une révélation. J’ai vu une brindille s’énerver sur un piano comme jamais et hurler des paroles qui faisaient sens ma foi, dans un joli français et avec beaucoup d’humour. J’ai tout de suite adhéré. Je n’écoute plus Vincent Delerm ni Benabar, mais je suis toujours folle de ma petite Jeanne.

Et elle me le rend rend bien ! Son dernier album Charade, sorti le 8 mars dans les bacs est tout à la fois du typique Jeanne et complétement différent. Différent du précédent L’Eau, qui lui-même était différent des précédents et marquait déjà le changement. Aussi n’ai-je pas été étonnée de la voir affublée telle une Lady Gaga intimiste en short en latex et haut transparent lors d’un concert privé à Paris et sa tenue d’hier soir ne m’a pas plus choquée non plus : robe à paillettes ultra courte et boxer à l’avenant. Elle a bien grandit depuis ses premiers concerts et même ses premiers albums . Elle est passée des longues nattes au cheveux ultra courts tout en gardant un style d’éternelle étudiante et si ses cheveux ont repoussé, c’est à une femme qu’on a affaire maintenant, une femme qui expose son corps, qui le fait bouger et qui semble à l’aise avec ce qu’elle est, pour le plus grand plaisir du spectateur (et pas seulement le plaisir des yeux, messieurs qui les ont gardé dans sa culotte pendant 2h hier…).

Plaisir de voir une artiste qui s’est affirmée, qui assume un choix musical carrément rock, avec quelques intermèdes piano-voix, parce que quand même, c’est aussi pour ça qu’on l’aime, mais hier soir, le spectacle a peut-être dérouté les plus “traditionalistes” de ses fans. Accompagnée de musiciens qui déchirent grave comme on dit, La Secte Humaine (que vous avez pu voir avec Katerine et que vous connaissez sûrement si vous êtes fans de The Little Rabbits/French Cowboys), on était bien loin de cette “nouvelle scène française” tant moquée depuis quelques années. Jeanne saute, Jeanne court, Jeanne danse, elle habite la scène comme on n’aurait jamais pu l’imaginer. Ceci dit, elle est toujours aussi choupette quand elle introduit une chanson ou retire ses bottes pour plus de liberté grâce au tire-bottes hérité de sa grand-mère. Jeanne, elle en fout plein les yeux, mais à taille humaine. Et ce tout dernier rappel où elle revient sur scène en peignoir pour une dernière toute petite chanson, Je voudrais dormir, ça fait chavirer mon coeur. Ces larmes aussi qu’elle retient juste avant de partir, c’est preuve que même si elle assume cette nouvelle Jeanne, elle avait peur de l’accueil de son public, et je la comprends, parce que c’est un sacré virage ce concert, les chansons familières revisitées à la sauce rock, ça a dû en suprendre plus d’un et je comprendrais les fans de la première heure, les fans du piano voix qui n’aurait pas aimé cette prestation. D’où l’intérêt d’avoir des goûts éclectiques et d’être ouvert au changement. J’ai adoré ce concert, j’ai adoré voir Jeanne comme ça, j’ai même parfois pensé à Catherine Ringer en la voyant s’exciter comme ça, et c’est un compliment évidemment !

Prochaine date parisienne : le 28 mai. J’y serai :smile:

Je n’ai que 2 photos, pas de la meilleure qualité, mais il suffit de se souvenir pour avoir des images du concert. Et en bonus, une tracklist chèrement gagnée :p (merci à la jeune fille, technicienne, qui a gentiment accédé à notre demande et qui nous l’a remise)

Oui, on est un petit devant la scène

Oui, on est un petit peu devant la scène

Une séance piano-voix

Une séance piano-voix

Belle tracklist s'il en est

Belle tracklist s'il en est

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Quand on est petit, on passe beaucoup de temps devant la télé à regarder des séries plus ou moins bien. Et malgré les nombreuses rediffusions (de M6 surtout) concernant lesdites séries, on trouve toujours le moyen de rater le dernier épisode de la série alors qu’il y a des histoires que l’on a vu une dizaine de fois.

Retour sur les fins de ces séries qui ont bercé notre enfance…

Ally Mc Beal

allymcbeal

  • L’histoire

Ally (Calista Flockhart), une jeune avocate intègre un cabinet d’avocat de Boston, dirigé par Richard Fish(Greg Germann), un ancien camarade de fac et John Cage (Peter MacNicol). Romantique, rêveuse et névrosée, tout aurait pu très bien se passer pour Ally, si Billy, son ancien copain, dont elle est toujours amoureuse, ne travaillait pas lui aussi dans ce cabinet.


  • Le dernier épisode 5×22  Bygones is Bygones
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L’heure est au changement au cabinet, Richard décide d’épouser Liza,qu’il ne connait depuis pas longtemps et Ally qui est devenue maman d’une fille de 10 ans (Hayden Panettiere), apprend que cette dernière est en pleine dépression car son ancienne ville et ses amies lui manquent. Ni une, ni deux, elle décide de vendre sa maison et de déménager à New York pour le bien de sa fille.

Recette classique pour ce final, un départ et surtout un mariage qui sera l’occasion de réunir tout le monde dont Georgia et Billy. L’émotion est au rendez vous pour ce final mais, fidèle à l’esprit de la série, l’épisode est ponctué de notes d’humour dés les premières scènes. Quelques Flashback des débuts d’Ally chez Cage&Fish vous rendront nostalgiques à souhait.

L’épisode n’est donc pas très mouvementé, on assiste au mariage de Richard qui souhaite se marier avant le départ d’Ally, tout le petit monde est donc allé faire la fête au bar. Notez d’ailleurs la présence spéciale de Barry White qui chante le titre que l’on a entendu des centaines de fois dans la série, mais dont on ne se lasse pas!
Enfin, Ally fait ses adieux à ses collègues et amis, y compris Billy, ce qui est une grande avancée pour elle. La série se termine donc avec une toute nouvelle vie qui s’offre à notre protagoniste, qui accepte que les choses changent. L’épisode est bon mais, la raison du déménagement et surtout la précipitation dans laquelle, il est effectué sont un peu critiquables.
Il n’en reste pas moins que Ally Mc Beal restera pour moi un très bon mélange de comédie et de drama.

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Vu des airs #8.3

Posté le 28 décembre 2009 par Lo

Pour terminer en beauté ce petit mode d’emploi du karaoké à l’usage des accros aux séries, passons à l’ultime étape, celle qu’on oublie trop facilement :

Troisième étape : éviter le dérapage.

Le premier saut est passé, la deuxième chanson vous a apporté le succès, la soirée a avancé, les verres se sont remplis… Arrive alors un moment délicat : le moment d’euphorie où tout est possible, où les émotions remontent trop vite. Attention à bien manœuvrer ce moment, il s’agit de ne pas tomber dans le ridicule, et de continuer sur une bonne lancée.

Exemple illustratif de l’étape n°3 (!! SPOILER GILMORE GIRLS SAISON 7!!)


Dans le vingtième épisode de la saison 7 Lorelai fête comme il se doit le diplôme de Rory, et emportée par sa bonne humeur habituelle et quelques verres bien remplis, elle se lance dans une interprétation tout à fait personnelle de “I will always love you“.
Notez ici la voix un peu hésitante, la gestuelle parodique, et même le lancement de Lorelai promettant un moment embarrassant à sa fille. Ajoutez à ça l’arrivée de Luke et pendant quelques secondes, voire même plus, on frôle la catastrophe… Mais non, Lorelai maitrise ses émotions, (mieux que sa voix), et évite le crash pour nous donner au final un joli moment. C’est beau.

Quant au choix de la chanson, il passe au début juste pour un peu ringard, mais change complètement de sens quand arrive Luke. Lorelai lui adresse ainsi un message, celui qu’ils ont tellement de mal à faire passer en parlant.

I will always love you, gros tube dans années 90 pour Whitney Houston qui l’a interprété dans Bodyguard est avant tout une chanson de Dolly Parton sortie en 1974. La version de Lorelai est d’ailleurs selon Rory d’influence Partonienne plutôt qu’Houstonienne.
Dolly Parton est une figure emblématique de la country, chanteuse et compositrice connue entre autres pour sa chanson Jolene, supplication désespérée à une jolie femme qui pourrait lui prendre son mari.

Retenez donc bien tous ces exemples, n’ayez pas peur de vous lancer, lâchez les chevaux, et évitez la sortie de route en maitrisant vos émotions. Et comme Lorelai, vous pourrez ainsi profiter de ce moment pour régler quelques comptes ou pourquoi pas déclarer votre flamme.

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Vu des airs #8.2

Posté le 23 décembre 2009 par Lo

Bon, après avoir abordé la première confrontation au karaoké, passons aux choses sérieuses !

Deuxième étape : se lâcher

Une fois le plus dur passé, que la peur du vide est partie, le chanteur amateur peut enfin lâcher les chevaux, se laisser aller et faire son show. Choisir à ce moment là une chanson en décalage avec son image est toujours du meilleur effet, il s’agit ici de bluffer son monde, de faire tomber les mâchoires.

Exemple illustratif de l’étape n° 2 :


Voila l’exemple du passage parfait au karaoké : jolie voix, choix de chanson décalé mais pertinent, et même accessoirisation avec ce joli costume de Mère Noël. C’est dans l’épisode 8 de la saison 3 qu’Ally répond au défi de Renée d’apparaitre plus sexy qu’elle en chantant une chanson de Noël. Défi réussi pour Ally qui pour une fois vole la vedette aux stars de la scène Renée et Elaine.

Santa Baby est chantée en 1953 par Eartha Kitt, actrice et chanteuse américaine, connue aussi pour ses rôles à Broadway (elle a par exemple gagné un Tony Award pour son rôle dans Timbuktu!). On lui doit entre autres la popularisation de la chanson “C’est si bon” en 1954.
Les paroles de la chanson déroulent une lettre au Père Noël plutôt originale et très intéressée : “Papa Noël chéri, apporte moi un duplex, et des chèques signés de ton “X”". La dernière supplique colle parfaitement à ally, éternelle célibataire en quête d’amour : il s’agit d’une bague à passer à son doigt…

Au passage, Calista Flockha, qui joue donc Ally, est créditée comme interprète pour cette chanson  sur l’album de Noël de la série. J’en déduis que c’est aussi elle qu’on entend dans l’épisode…

Alors lâchez-vous et il n’est pas trop tard pour demander au Père Noël ce qui vous ferait vraiment plaisir…

JOYEUX NOËL !!

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Vu des airs #8.1

Posté le 21 décembre 2009 par Lo

En cette période festive, célébrons ensemble un grand ami des séries télé : le karaoké. J’en ai déjà parlé ici, et il est grand temps d’en faire un petit mode d’emploi histoire d’être fin prêts pour les divers réveillons de fin d’année.

Première étape : se lancer

Très délicat moment que celui de la première fois où l’on chante en public. Et je ne sais pas chanter, et tout le monde va me regarder, et ils vont se moquer, et j’aurai l’air stupide… Oui, tout cela est vrai, donc autant y aller franco. Premier réflexe : choisir la bonne chanson, celle qui vous colle au corps, dans laquelle vous êtes à l’aise, qui vous ressemble un peu ; bref, qui vous donne l’air naturel.

Exemple illustratif de l’étape 1 :


Hum, Angel, le grand ténébreux, a donc choisi “Mandy” de Barry Manilow. Notez l’embarras du chanteur, autant que des spectateurs à l’écoute de cette bluette légèrement dépassée. Pour sa défense, Angel a été obligé de chanter pour profiter du pouvoir de Lorne. Ça n’excuse pas le choix de cette abominable scie pour sa première fois.

Quant à Barry Manilow, que retenir de lui mis à part le fait qu’il est américain, que Mandy apparait sur son deuxième album sorti en 1976 et qu’il trouve avec cette chanson son premier numéro 1 aux charts US. Ce sous Burt Bacharach a aussi commis quelques autres chansons telles “Can’t Smile without you”, “Copacabana” (au passage, deuxième exemple illustratif de cette première étape où la peur du ridicule doit s’effacer : Rachel Green au mariage de Barry et Mindy, ouch.) ou “Could it be Magic”, jolie inspiration due au prélude n°20 de Chopin ( jolie surtout quand elle n’est pas reprise par Alliage dans sa version française “Le Temps qui court”).

Entrainez-vous donc avec ce premier exemple, Mandy de Barry Manilow, sauvée des eaux de la ringardise par un vampire.

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