Quand on est petit, on passe beaucoup de temps devant la télé à regarder des séries plus ou moins bien. Et malgré les nombreuses rediffusions (de M6 surtout) concernant lesdites séries, on trouve toujours le moyen de rater le dernier épisode de la série alors qu’il y a des histoires que l’on a vu une dizaine de fois.

Retour sur les fins de ces séries qui ont bercé notre enfance…

Ally Mc Beal

allymcbeal

  • L’histoire

Ally (Calista Flockhart), une jeune avocate intègre un cabinet d’avocat de Boston, dirigé par Richard Fish(Greg Germann), un ancien camarade de fac et John Cage (Peter MacNicol). Romantique, rêveuse et névrosée, tout aurait pu très bien se passer pour Ally, si Billy, son ancien copain, dont elle est toujours amoureuse, ne travaillait pas lui aussi dans ce cabinet.


  • Le dernier épisode 5×22  Bygones is Bygones
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L’heure est au changement au cabinet, Richard décide d’épouser Liza,qu’il ne connait depuis pas longtemps et Ally qui est devenue maman d’une fille de 10 ans (Hayden Panettiere), apprend que cette dernière est en pleine dépression car son ancienne ville et ses amies lui manquent. Ni une, ni deux, elle décide de vendre sa maison et de déménager à New York pour le bien de sa fille.

Recette classique pour ce final, un départ et surtout un mariage qui sera l’occasion de réunir tout le monde dont Georgia et Billy. L’émotion est au rendez vous pour ce final mais, fidèle à l’esprit de la série, l’épisode est ponctué de notes d’humour dés les premières scènes. Quelques Flashback des débuts d’Ally chez Cage&Fish vous rendront nostalgiques à souhait.

L’épisode n’est donc pas très mouvementé, on assiste au mariage de Richard qui souhaite se marier avant le départ d’Ally, tout le petit monde est donc allé faire la fête au bar. Notez d’ailleurs la présence spéciale de Barry White qui chante le titre que l’on a entendu des centaines de fois dans la série, mais dont on ne se lasse pas!
Enfin, Ally fait ses adieux à ses collègues et amis, y compris Billy, ce qui est une grande avancée pour elle. La série se termine donc avec une toute nouvelle vie qui s’offre à notre protagoniste, qui accepte que les choses changent. L’épisode est bon mais, la raison du déménagement et surtout la précipitation dans laquelle, il est effectué sont un peu critiquables.
Il n’en reste pas moins que Ally Mc Beal restera pour moi un très bon mélange de comédie et de drama.

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Vu des airs #8.3

Posté le 28 décembre 2009 par Lo

Pour terminer en beauté ce petit mode d’emploi du karaoké à l’usage des accros aux séries, passons à l’ultime étape, celle qu’on oublie trop facilement :

Troisième étape : éviter le dérapage.

Le premier saut est passé, la deuxième chanson vous a apporté le succès, la soirée a avancé, les verres se sont remplis… Arrive alors un moment délicat : le moment d’euphorie où tout est possible, où les émotions remontent trop vite. Attention à bien manœuvrer ce moment, il s’agit de ne pas tomber dans le ridicule, et de continuer sur une bonne lancée.

Exemple illustratif de l’étape n°3 (!! SPOILER GILMORE GIRLS SAISON 7!!)


Dans le vingtième épisode de la saison 7 Lorelai fête comme il se doit le diplôme de Rory, et emportée par sa bonne humeur habituelle et quelques verres bien remplis, elle se lance dans une interprétation tout à fait personnelle de “I will always love you“.
Notez ici la voix un peu hésitante, la gestuelle parodique, et même le lancement de Lorelai promettant un moment embarrassant à sa fille. Ajoutez à ça l’arrivée de Luke et pendant quelques secondes, voire même plus, on frôle la catastrophe… Mais non, Lorelai maitrise ses émotions, (mieux que sa voix), et évite le crash pour nous donner au final un joli moment. C’est beau.

Quant au choix de la chanson, il passe au début juste pour un peu ringard, mais change complètement de sens quand arrive Luke. Lorelai lui adresse ainsi un message, celui qu’ils ont tellement de mal à faire passer en parlant.

I will always love you, gros tube dans années 90 pour Whitney Houston qui l’a interprété dans Bodyguard est avant tout une chanson de Dolly Parton sortie en 1974. La version de Lorelai est d’ailleurs selon Rory d’influence Partonienne plutôt qu’Houstonienne.
Dolly Parton est une figure emblématique de la country, chanteuse et compositrice connue entre autres pour sa chanson Jolene, supplication désespérée à une jolie femme qui pourrait lui prendre son mari.

Retenez donc bien tous ces exemples, n’ayez pas peur de vous lancer, lâchez les chevaux, et évitez la sortie de route en maitrisant vos émotions. Et comme Lorelai, vous pourrez ainsi profiter de ce moment pour régler quelques comptes ou pourquoi pas déclarer votre flamme.

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Vu des airs #8.2

Posté le 23 décembre 2009 par Lo

Bon, après avoir abordé la première confrontation au karaoké, passons aux choses sérieuses !

Deuxième étape : se lâcher

Une fois le plus dur passé, que la peur du vide est partie, le chanteur amateur peut enfin lâcher les chevaux, se laisser aller et faire son show. Choisir à ce moment là une chanson en décalage avec son image est toujours du meilleur effet, il s’agit ici de bluffer son monde, de faire tomber les mâchoires.

Exemple illustratif de l’étape n° 2 :


Voila l’exemple du passage parfait au karaoké : jolie voix, choix de chanson décalé mais pertinent, et même accessoirisation avec ce joli costume de Mère Noël. C’est dans l’épisode 8 de la saison 3 qu’Ally répond au défi de Renée d’apparaitre plus sexy qu’elle en chantant une chanson de Noël. Défi réussi pour Ally qui pour une fois vole la vedette aux stars de la scène Renée et Elaine.

Santa Baby est chantée en 1953 par Eartha Kitt, actrice et chanteuse américaine, connue aussi pour ses rôles à Broadway (elle a par exemple gagné un Tony Award pour son rôle dans Timbuktu!). On lui doit entre autres la popularisation de la chanson “C’est si bon” en 1954.
Les paroles de la chanson déroulent une lettre au Père Noël plutôt originale et très intéressée : “Papa Noël chéri, apporte moi un duplex, et des chèques signés de ton “X”". La dernière supplique colle parfaitement à ally, éternelle célibataire en quête d’amour : il s’agit d’une bague à passer à son doigt…

Au passage, Calista Flockha, qui joue donc Ally, est créditée comme interprète pour cette chanson  sur l’album de Noël de la série. J’en déduis que c’est aussi elle qu’on entend dans l’épisode…

Alors lâchez-vous et il n’est pas trop tard pour demander au Père Noël ce qui vous ferait vraiment plaisir…

JOYEUX NOËL !!

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Vu des airs #8.1

Posté le 21 décembre 2009 par Lo

En cette période festive, célébrons ensemble un grand ami des séries télé : le karaoké. J’en ai déjà parlé ici, et il est grand temps d’en faire un petit mode d’emploi histoire d’être fin prêts pour les divers réveillons de fin d’année.

Première étape : se lancer

Très délicat moment que celui de la première fois où l’on chante en public. Et je ne sais pas chanter, et tout le monde va me regarder, et ils vont se moquer, et j’aurai l’air stupide… Oui, tout cela est vrai, donc autant y aller franco. Premier réflexe : choisir la bonne chanson, celle qui vous colle au corps, dans laquelle vous êtes à l’aise, qui vous ressemble un peu ; bref, qui vous donne l’air naturel.

Exemple illustratif de l’étape 1 :


Hum, Angel, le grand ténébreux, a donc choisi “Mandy” de Barry Manilow. Notez l’embarras du chanteur, autant que des spectateurs à l’écoute de cette bluette légèrement dépassée. Pour sa défense, Angel a été obligé de chanter pour profiter du pouvoir de Lorne. Ça n’excuse pas le choix de cette abominable scie pour sa première fois.

Quant à Barry Manilow, que retenir de lui mis à part le fait qu’il est américain, que Mandy apparait sur son deuxième album sorti en 1976 et qu’il trouve avec cette chanson son premier numéro 1 aux charts US. Ce sous Burt Bacharach a aussi commis quelques autres chansons telles “Can’t Smile without you”, “Copacabana” (au passage, deuxième exemple illustratif de cette première étape où la peur du ridicule doit s’effacer : Rachel Green au mariage de Barry et Mindy, ouch.) ou “Could it be Magic”, jolie inspiration due au prélude n°20 de Chopin ( jolie surtout quand elle n’est pas reprise par Alliage dans sa version française “Le Temps qui court”).

Entrainez-vous donc avec ce premier exemple, Mandy de Barry Manilow, sauvée des eaux de la ringardise par un vampire.

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Friday Night Lights

Posté le 24 octobre 2009 par Lo

La semaine prochaine commence aux États-Unis la quatrième saison de Friday Night Lights, la série hautement recommandable qui fait aimer le foot américain. Et le Texas. C’est pas rien.
Si vous avez suivi les trois premières saisons vous vous jetterez sur ces nouveaux épisodes. Et si vous avez le tort d’avoir raté les premières saisons, voici de quoi rattraper l’erreur avant de vous jeter sur la saison 4.

fnl-cast

Friday Night Lights c’est avant toute chose un livre, sorti en 1990, retraçant le parcours réel et glorieux d’une équipe de football américain d’un lycée d’Odessa (Texas). Puis c’est un film réalisé par Peter Berg et Josh Pate, basé sur le livre, et sorti en 2004. C’est enfin et surtout une série télé entamée en octobre 2006 (avec aux commande le même Peter Berg du film) reprenant l’ambiance texane des livres et film, le nom de l’équipe de foot (Go Panthers !) et ouvrant grand les portes pour faire rentrer un tas d’éléments originaux et savoureux.

Une ambiance
Dillon ne vit que pour ses Panthers

Dillon ne vit que pour ses Panthers


La première chose qui frappe dans Friday Night Lights c’est l’ambiance bien particulière de la série, tangible dés le générique. La musique oscille entre le rythme frénétique d’une caisse claire et les nappes envoutantes de guitares, les images défilent comme ce paysage à la fenêtre d’une voiture au début, c’est hypnotisant, beau sans l’être vraiment. La réalisation de la série est nerveuse, type caméra à l’épaule, le grain de l’image est grossier, les décors sont ceux d’une ville en déshérence : Dillon. A Dillon il n’y a pas grand chose à faire, à part attendre un exploit de l’équipe de foot du lycée. Le ton est donné et l’aspect réaliste de cette série est d’ailleurs renforcé par un tournage au Texas même, en décors naturels, loin des studios.

Des personnages

Coach Taylor (Kyle Chandler)

Coach Taylor (Kyle Chandler)


On ne le dira jamais assez, une bonne série, c’est un bon personnage. Dans le cas de FNL c’est même un ensemble de bons personnages. Il y a d’abord les lycéens répartis en deux groupes : les footballeurs et les autres. Les footballeurs forment une équipe soudée à la vie à la mort, patriotes comme on sait l’être aux USA (”Texas forever!” est un gimmick de la première saison), stars de Dillon à la gloire éphémère… Ils le savent, à moins de réussir à faire carrière dans le football, ils se font là les souvenirs de toute une vie, de ceux qu’on trimballe partout et qui reviennent inlassablement rappeler que le plus beau est peut-être derrière soi.
Il y a Jason, l’étoile montante de la ville, dont la vie vole en éclat dés le début, Smash, la gloire rayonnante persuadée qu’il deviendra pro, Riggins, qui ne sait pas choisir entre le foot et l’alcool et Matt, le jeunot un peu perdu dans tout ça.
L’équipe est coachée par Eric Taylor, un entraineur qui doit faire face à la pression de toute une ville, à sa responsabilité envers les jeunes et à sa vie de famille.
Autour de ce noyau sportif gravitent entre autres la femme et la fille de coach Taylor, qui doivent supporter presque autant que lui la pression de son rôle d’entraineur ; Landry, le meilleur ami de Matt, un peu marginal, qui porte un regard cynique sur ce culte du football ; Lyla, la petite amie parfaite de Jason, cheftaine des cheerleaders ; et Tyra, persuadée qu’elle finira serveuse elle ne souhaite qu’une chose : quitter Dillon.
Évidemment au fil des saisons ces personnages complexes vont évoluer, voire leurs rêves s’évanouir, changer, s’éloigner, se rapprocher.

Le football

Friday Night Lights n’est pas une série sur le football américain, mais ce sport tient une place centrale dans la série, il en est le noyau. On peut pourtant regarder FNL même si on est peu intéressé par le sport en général : les matchs, les entrainements sont juste assez présents et réalisés de manière à intéresser tout le monde. Et puis surtout ce que cache ce sport, ce culte au football, à cette équipe de lycéens, ce sont des aspirations humaines : faire mieux, être encouragé, reconnu, avoir un but collectif, réussir individuellement, oublier le poids de la vie, défier le temps qui passe.

Friday Night Lights a ses défauts, c’est vrai, comme par exemple une intrigue complètement hors sujet dans la saison 2. On peut par exemple être choqué par l’aspect religieux très présent, un peu exotique pour nous mais tout à fait à sa place dans cette société texane enracinée dans ses valeurs. La réussite de cette série c’est justement de faire naitre de cette société étriquée des espoirs, des luttes, des drames, des joies, en un mot des émotions plus belles et grandes que le décor abimé de Dillon, Texas.

Tim Riggins (Taylor Kitsch)

Tim Riggins (Taylor Kitsch) Clear eyes, full heart, can't lose !

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